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    February 10

    MON HISTOIRE, la suite...

    Posté le 04.11.2008 par apocalypse123




    c est vrai que ma vie a beaucoup changée depuis 2007, je la raconte, parce que pour moi c'est un véritable miracle, mes amis qui me connaissent depuis longtemps sont aussi étonnés, enfin ceux qui n'ont pas fuit carrément.

    c'est à des occasions pareilles que l'on voit ou est le mot amitié , j'en avais perdu un peu, quand j'étais très malade en 2000, Cela fait très peur aux autres quand il ne veulent pas assumer.

    mais en 2000 après une opération douloureuse de l'estomac, on a découvert que j'étais séropositif, cela ne suffisait pas, après une opération ratée de l'estomac 2 fois en 10 jours, j'ai sombré dans un profond malaise, j'étais aussi atteint aux poumons, pneumothorax, du liquide a l'intérieur, j'étais parti pour 3 jours j'ai manqué de mourir et je suis passé d'un séjour court a plus d'un mois, sans oublier la délicatesse des médecins, me taxant de toxicomane, à cause de ma séropositivité

    ce fut quelque chose d'éprouvant pour moi, là, commençai alors la descente aux enfers, je ne pouvais plus manger, j'avais maigri de 20 kg, j'étais totalement dépressif, pendant 7 ans, j'ai eu des tas de maladies différente, je suis même parti à l hôpital psy 1 mois pour dépression, c'était toujours de pire en pire, plein de peurs, d'angoisses, des envie énormes de suicide, impossible de travailler normalement, de manger normalement 7 ans incroyablement dur ou le moral ,baissait de jour en jour, des allés retour à l hôpital, des chirurgiens qui ne pouvais que constaté les dégâts sur mon organismes très endommagé, mon médecin lui était inquiet et me voyait de plus en plus en baisse, je ne voyait pas d'issu à cette histoire, j'étais allongé sur un canapé la plupart du temps, je n' avais même plus la force d'attaquer la clinique.
    pour moi aucune issue possible, même le suicide me semblait trop dur, j'avais parfois des moments ou cela remontais un peu, mais la chute était toujours plus forte

    ensuite.
    Le courage me manquais, j'étais plus rien, qu 'un corps malade, dur à supporter pour moi et mon entourage .
    surtout que mon état, me faisait attraper toute les gastros et autres maladies, qui me fatiguais encore plus.me déprimais .
    et quand en 2007 j'ai commencé à vivre tout ces phénomènes paranormal, mais aussi une véritable révélation, tout a pratiquement disparu, j ai repris du poids, je mange normalement et plutôt de plus en plus, je sors, je n'attrape plus de petites ni de grosses maladie, le sida je n'y pense même plus, depuis mars 2007 je vis le merveilleux chaque jour, l'instant présent est un bonheur intense, à la grande stupéfaction de mes médecins qui ne comprennent pas, car je ne leur raconte pas mon histoire pour le moment, quand je dis que je vis le merveilleux, cest parce que j'ai vécu l'enfer et ceux qui me guides, dans mes canalisations entités spirituelles elle m'apporte chaque fois encore plus de confiance en moi , un grand bien être, ce qui me permet de pouvoir aider ceux qui souffres car maintenant je sais qu'il il y a quelque chose que peux nommé miracle ou autre chose et que je sais aussi que pour chacun de vous qui ont des souffrances, il faut être très courageux et savoir que tout peut arriver par une sorte de révélation.

    le sida n'a pas disparu mais je sais qu'un jour il peut partir, ce n'est pas farfelu, ce que je peux dire, car j'ai vu beaucoup de choses étranges depuis 2 ans, alors, il faut croire, croire en soi, j'écris et je donne des conférences sur tout ce que je vis, cela a tout changé dans ma vie et celle de mon copain, nos amis nous trouves transformé nos familles sont très heureuses de mon état.

    tout n'a pas disparu mais je garde espoir que ce cadeau est la plus belle choses que l'on puisse m'offrir, je suis très ému en écrivant ce texte de la mort à aujourd'hui c est miraculeux, maintenant cest à ton tour de donner, ce que j ai reçu par mes dons j'aide de nombreuses personnes et cela fonctionne, c'est un grand bonheur












    Sources: http://lacurieusehistoiredumonde.centerblog.net/4.html

    October 07

    MEGACOMPLOT POUR CACHER LA PROHETIE D APOCALYPSE PRETEE AUX MAYAS

    Complot mondial pour empêcher la diffusion de la prophétie d’apocalypse.


    Extraits de Pierre-André Taguieff, « Le Web favorise la diffusion massive des pires délires », propos recueillis par Antoine Bayle, Paris-Match, 13 août 2008.
    Nouvelle rumeur complotiste : la fin du monde programmée pour 2012
    Paris Match : Avez-vous suivi ces rumeurs sur Internet concernant l’Apocalypse en décembre 2012?

    Pierre-André Taguieff : Depuis les recherches que j’ai entreprises pour la rédaction de mon livre La Foire aux Illuminés (2005), suivi par L’Imaginaire du complot mondial (2006), je n’ai cessé de suivre les avatars des rumeurs et des mythes conspirationnistes sur les sites Internet spécialisés. M’intéressant parallèlement aux prophéties catastrophistes de la « fin du monde » et au retour dans la culture médiatique du thème de la « fin des civilisations » (le succès du livre important de Jared Diamond** en témoigne ), ainsi qu’au rajeunissement récent de la mentalité apocalytique (notamment dans l’islamisme radical), je suis inévitablement tombé sur les multiples références qu’on trouve sur le web au livre de Lawrence E. Joseph, Apocalypse 2012 [éd. Michel Lafon]. Ouvrage assurément attrayant pour le lecteur pressé, à l’exigence de rigueur plutôt faible, que ce mélange savamment dosé de croyances religieuses sélectionnées, d’extraits de diverses numérologies traditionnelles, de prophéties plus ou moins fantaisistes et d’inquiétudes nourries par les résultats habilement simplifiés de certaines recherches scientifiques. On se trouve devant un discours-éponge, qui aspire n’importe quel élément susceptible de conforter la prophétie attribuée aux Mayas. Toute la pseudo-démonstration repose sur un sophisme, qui consiste à transformer la moindre coïncidence en preuve
    décisive ou en argument d’appoint. Mais comment prendre au sérieux un auteur qui affirme sans plaisanter que les Mayas « avaient tout prévu depuis deux millénaires » ? Ce qui caractérise les récits qui circulent sur le Web, mariant l’ésotérisme, le prophétisme religieux, la science-fiction et les thèmes conspirationnistes, c’est que le vrai et le faux, le probable et l’improbable, y sont mélangés. Or, comme le disait Paul Valéry, « le mélange du vrai et du faux est plus faux que le faux.



    Comment passe-t-on d’une prophétie d’apocalypse prêtée aux Mayas à un complot mondial qui viserait à cacher cette date fatidique ?

    Notons d’abord que, dans la culture ésotérico-complotiste contemporaine, tout mène à tout. Ensuite que la dénonciation d’un complot pour étouffer ce qui est présenté comme une vérité ou une prophétie permet de dramatiser les enjeux de la « révélation ». Le raisonnement est simple : s’il y a complot pour empêcher la diffusion de la prophétie d’apocalypse, c’est bien la preuve que celle-ci est aussi sérieuse que troublante. En outre, si le complot est mondial, s’il est donc un mégacomplot, c’est que des puissances occultes se sont concertées pour dissimuler la terrible mauvaise nouvelle d’une « fin du monde » ou de la « fin d’un monde » (le nôtre) dont la date est proche. On suggère par là que les « maîtres du monde » veulent cacher scandaleusement aux humains ordinaires une information qui les concerne pourtant au premier chef, mais qui risquerait de provoquer un affolement général. La pseudo-explication par le mégacomplot renforce ainsi l’impression qu’il s’agit d’une affaire extrêmement sérieuse.

    (...)

    La suite de l'article sur le site de Paris-Match.






    Le retour de la théorie du complot, le but des sionistes sur...:
    http://www.conspiracywatch.info/index.php?action=article&numero=66
    http://www.conspiracywatch.info/index.php?action=article&numero=177

    un extrait tiré de ce site: « Les XXXXX ne se contenteront pas seulement du Moyen-Orient entre le Nil et l’Euphrate (autre mythe fort répandu, ils aspirent à contrôler le monde entier ».XXXXXXX « Les XXXXX commettent des actes terroristes afin de prendre le contrôle de l'Irak et de l'Afghanistan et de faire revivre le "Grand Israël" ».XXXXX


    Sources: http://www.conspiracywatch.info/


    September 27

    ROYAUME AU CIEL DE JEHOVAH DIRIGE PAR JESUS CHRIST






    Une fois qu’on atteint ce nombre 144000 (Apocalypse14: 1) le saint secret de dieu arrivera à son terme, le présent système de choses de ce monde dirigé par Satan et ses hommes disparaîtra, le royaume au ciel de Jéhovah dirigera aussi notre terre. Le paradis s’installera sur la terre: les justes posséderont la terre et sur elle ils résideront pour toujours (Psaumes37: 29, Matthieu5: 5, Proverbes2: 21, Isaîe11: 9, Ecclésiaste1: 4, Isaîe45: 18 ) ce que dieu se proposait de faire à l’ origine pour les humains et pour la terre se réalisera immanquablement (Genèse 1 :28) Le royaume céleste de Jéhovah dirigé par Jésus Christ est le seul espoir pour la terre entière, face à ce système diabolique planétaire défaillant en toute sorte. Très bientôt, il dirigera notre terre. Il y aura 144000 rois (reines) choisis par dieu parmi les êtres humains qui règnent avec Jésus Christ au ciel après ses morts, ils (elles) dirigeront la terre, Jésus Christ est le roi de ces rois… Comme la fin de ce monde dirigé par Satan€$£ et ses militaires6 ainsi que ses peuples5 tombe bien à notre ère, donc, il faut oser à dire par tout le moyen à tous les humains que: ce qui ne font pas la volonté de dieu Jah et ce qui ne croit pas au sacrifice de Jésus C. pour nous délivrer mourront à Har-Maguédon (Apocalypse16:14, 16)








    1109: “histoire secrète”, “face cachée du 1109″… sur: http://www.alterinfo.net

    LEGITIMITE DE LA SOUVERAINETE DE JEHOVAH:
    Pourquoi l’indépendance à Jah n’est pas bonne? Parce que lors de la rébellion d’Adam, Eve et Satan contre Jéhovah notre dieu créateur, ils ont choisi de ne pas dépendre de dieu en rejetant ses conseils, alors que: dieu Jah les laisse se diriger entre eux sans intervenir pour prouver s’il est vraiment bon ou mauvais de ne pas dépendre de lui en n’ayant pas suivre sa parole (ses conseils). Jéhovah accorde à ses créatures LA LIBERTE DE CHOISIR entre le bon et le mauvais, entre le bien et le mal (Deutéronome 30: 19). Mais, les conséquences de cette désobéissance (indépendance) est donc: la mort, la maladie, la haine, la tuerie6, l’égoïsme de certains dirigeants, l’hypocrisie de la religion… Les conséquences de cette épreuve d’indépendance qui a eu lieu sur notre terre sont très importantes à démontrer à l égard des anges du ciel et des êtres humains aussi voilà pourquoi dieu Jah n’a pas tué Satan, Adam et Eve sur le champ. Jéhovah devait apporter une réponse juste à cette contestation pour l avenir de tous, l’exécution immédiate des rebelles n’aurait pas apporté une telle réponse. Cette fois, la façon dont Jéhovah dirige ses créatures était remise en cause une fois pour toute, La rébellion de Satan a soulevé une question relative à «LA LEGITIMITE DE LA SOUVERAINETE DE JAH», Adam et Eve ont choisi de rejeter la souveraineté de Jah pour suivre les conseils de Satan, imaginez qu’un diabétique néglige de suivre scrupuleusement son régime qui lui a été prescrit pour son bien et qu il continue de manger ce qui lui fait du mal. Dieu Jah est notre créateur donc c’est lui seul connaît ce qui nous fera du bien ou du mal surtout pas Satan, il occupe aussi la bonne première place pour nous conseiller (diriger) Voici mes adresses mail pour contact anonyme: carnage6net@hotmail.fr, jesuschrist.est.notre.sauveur@hotmail.com, sixchaque6.monde@hotmail.com, cyclique-infini6.monde@hotmail.fr

    Je conseille à tout le monde de lire ces sites pour savoir qui est le maître de ce monde d’ actuel?, top secret…:


    Qu’est-ce que le Royaume de Dieu?
    Pourquoi la méchanceté persiste?
    Le royaume de Dieu: Qu'est-ce que c'est? Quand viendra-t-il?
    LE PARFAIT GOUVERNEMENT DE PAIX
    Vivons-nous “les derniers jours”?
    http://nom666.over-blog.com
    http://www.conspiracywatch.info/index.php?action=article&numero=177
    http://www.conspiracywatch.info/index.php?action=article&numero=66


    “Crains le vrai dieu et garde ses commandements. Car, c’est là toute l’obligation de l’homme” Ecclésiaste 12: 13







    Les 144 000 sont-ils uniquement des Juifs naturels?

    Révélation 7: 4-8: “J’ai entendu le nombre de ceux qui étaient scellés: cent quarante-quatre mille, scellés de toute tribu des fils d’Israël: (…) Juda (…) Ruben (…) Gad (…) Aser (…) Nephtali (…) Manassé (…) Siméon (…) Lévi (…) Issacar (…) Zabulon (…) Joseph (…) Benjamin.” (Il ne peut s’agir des tribus de d’Israël naturel pour les raisons suivantes: il n’y a jamais eu de tribu de Joseph; les tribus d’Éphraïm et de Dan n’apparaissent pas dans la liste; enfin, les Lévites avaient été mis à part pour le service au temple, mais ils n’étaient pas considérés comme une des douze tribus. Voir Nombres 1:4-16.)

    Révélation 14:4 précise bien que les 144000 sont des personnes qui sont achetés d’entre les humains. Cette généralité démontre bien que les juifs ne sont pas les seuls à s’être vus offrir ce privilège inestimable de rejoindre Christ au ciel. Révélation que l’expression ‘achetés d’entre les humains’ peut se jumeler à celle-ci ‘tu as acheté pour DIeu des gens de toute tribu, et langue, et peuple, et nation.’ Donc, il est démontré clairement que les 144000 achetés de la terre viennent non seulement de la nation d’Israël, mais aussi des autres nations (Révélation 5:9,10).

    Par contre, si les 144000 sont achetés de la terre, il n’en est pas question en ce qui concerne la grande foule. Celle-ci ne peut être dénombrer (du fait qu’elle s’accroit à chaque semaine) ; elle vient de la grande tribulation (celle qui frappera bientôt toute la terre habitée), sans pour autant être achetée de la terre, elle est aussi composée de gens venant de toute tribu, et langue, et peuple, et nation ; l’agneau les mènera paître vers des fontaines d’eau de la vie ; Dieu essuiera toute larme de leurs yeux (cette dernière expression est reprise concernant les humains obéissants en Révélation 21:1-4) - Révélation chapitre 17).

    Récapitulons :
    Les 144000 sont des personnes achetées d’entre les humains pour former le royaume (ou gouvernement) de Dieu aux côtés de Christ.

    La grande foule survivra (avec un reste de ces 144000) à la grande tribulation pour former le monde nouveau ou la terre nouvelle sous la direction de ce gouvernement céleste.Ce sont des juifs spiritules, dans tout le pays du monde.
    Les témoins de Jéhovah seront heureux de vous aider à vous identifier à cette grande foule.



    (Matthieu 24:13-14) [...] .Et cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans toute la terre habitée, en témoignage pour toutes les nations ; et alors viendra la fin [...]





    @X X X X X X:

                              

                              



    THE PERFECT GOVERNMENT OF PEACE
    What the Kingdom of God?
    God’s Kingdom What Is It? When Will It Come?
    Why spite persist
    Do we live “the last days”?










    LES DEUX TEMOINS

    Apocalypse 11:1-19

    Par Joseph Sakala

    Jusqu’ici, nous avons assisté à l’ouverture des sept sceaux de ce livre de l’Apocalypse. Nous avons aussi reçu l’explication de six des sept trompettes annonçant les jugements de Dieu contre ceux qui décideront de Lui demeurer rebelles jusqu’au bout.

    Nous arrivons maintenant à une scène plus intime, car l’événement majeur va se concentrer sur deux personnalités en chair et en os qui vont entrer en scène dans les trois dernières années et demie avant l’avènement de Jésus. Nous allons en apprendre davantage sur la façon dont le Plan de Dieu va se dérouler et qui seront ces deux personnes choisies.

    Tout comme le chapitre 10, ce 11ième chapitre nous sert aussi d’interlude, ou d’intermission, si vous voulez, entre la sixième et la septième trompette. Ici, l’apôtre Jean reçoit l’ordre d’exécuter un nouveau travail. Si vous vous souvenez, dans le dernier message, vers la fin du chapitre 10, Jean avait reçu le petit livre prophétique qu’il devait manger. Jean l’a mangé, et ce geste de sa part symbolisait qu’il devenait impliqué personnellement dans le programme de Dieu des temps de la fin. Dès ce moment, Jean ne devait plus être un observateur des évènements, comme avant, mais il devait maintenant participer à l’action.

    Apocalypse 11:1 : « Alors on me donna un roseau semblable à une verge ; et l’ange se présenta, et me dit : Lève-toi, et mesure le temple de Dieu, et l’autel et ceux qui y adorent. 2Mais laisse le parvis extérieur du temple, et ne le mesure point ; car il a été donné aux Gentils ; et ils fouleront aux pieds la sainte cité, pendant quarante-deux mois. » Le fait de mesurer un endroit précis est clairement une action d’une grande importance pour Dieu. Dans les prophéties d’Ézéchiel, de Zacharie et ici, dans l’Apocalypse, nous voyons Dieu qui veut prendre la mesure d’un endroit spécifique. Ce geste est un signe que cette chose a une très grande valeur pour Dieu. Il réclame cet objet mesuré comme une propriété personnelle qu’Il veut utiliser, soit pour une bénédiction, soit pour exécuter un jugement.

    Vous remarquerez que nous, les humains, nous faisons la même chose. Si l’on veut délimiter la frontière de notre terrain, on fait quoi ? On fait venir un arpenteur professionnel pour établir les périmètres de notre propriété. Nous voyons Dieu faire la même chose avec Jean. Il lui donne une verge et Dieu lui dit de mesurer trois choses : le temple de Dieu, l’autel et même ceux qui y adorent. Spirituellement parlant, que représente CE temple ? Paul nous dit clairement : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Corinthiens 3:16). Donc, ceux qui forment le Corps de Christ sont ceux en qui l’Esprit de Dieu habite. Dieu prend bien soin de prendre la mesure de ces individus très précieux à Ses yeux. Au moment où nous sommes rendus ici dans la prophétie, Dieu a une œuvre toute spéciale préparée pour les vivants dans le Corps de Christ. Pour plus de détails, lisez notre message sur les 144 000.

    Ensuite, Dieu dit à Jean de mesurer l’autel. L’autel symbolise tous ceux qui ont offert leur vie à Dieu au service de Christ. Puisque l’autel représente un lieu de sacrifice, il décrit donc tous ceux qui, au moment de cet évènement prophétique, sont déjà morts, mais qui font aussi partie du Corps de Christ. Ils sont toutefois dans leurs cercueils, attendant leur résurrection lors du retour de Christ. Finalement, Dieu dit à Jean de mesurer ceux qui y adorent. Notez le temps présent utilisé par Dieu. Pour Lui, cette expression inclut, au moment prophétique de cette déclaration, ceux qui sont morts, ceux qui seront vivants et que Dieu va utiliser pour évangéliser durant cette période de trois ans et demi, ainsi que ceux qui se convertiront (futur) pendant cette grande tribulation. C’est l’ensemble des prémices de Son Royaume à venir qui représentent pour Dieu « ceux qui y adorent ». Donc, tous ceux qui deviendront les Élus de la première Résurrection, un évènement toujours présent pour Dieu.

    Mais Dieu lui dit de ne pas mesurer le parvis extérieur du temple, car il a été donné aux Gentils qui vont fouler la cité sainte (Jérusalem). Ceci nous indique clairement que, littéralement parlant, il s’agit aussi ici d’un temple physique et non spirituel, car l’extérieur de ce temple sera foulé par les païens pendant quarante-deux mois. Au début de ce livre, nous avons vu un temple au ciel, dans lequel chaque prémisse doit devenir une colonne s’il persévère jusqu’à la fin (Apocalypse 3:12). C’est le même que Moïse a vu dans une vision sur le mont Sinaï et dont Dieu lui avait donné ordre d’en faire une copie exacte. Mais ce temple au ciel est aussi symbolique de la vraie demeure de Dieu présentement.

    À la fin de ce livre, il sera nettement évident que la vraie demeure de Dieu est dans le chrétien converti. Les croyants sont le temple de Dieu ! Paul nous le confirme dans 1 Corinthiens 6:19 : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit, qui est en vous, et qui vous a été donné de Dieu… » Paul termine le verset en disant : « …et que vous n’êtes point à vous-mêmes ? 20Car vous avez été achetés à un grand prix ; glorifiez donc Dieu en votre corps et en votre esprit, qui appartiennent à Dieu. » Les Enfants de Dieu doivent alors devenir l’ultime demeure de Dieu, où IL vivra éternellement.

    Ce temple au ciel symbolise l’énorme dignité que Dieu a résolu de conférer à la race humaine qu’Il avait décidé de créer à Son image et à Sa ressemblance. Tous les convertis de Sa création deviendront un jour la demeure permanente de Dieu. Mais ce temple céleste, aussi symbolique soit-il de ce que nous serons un jour, est représenté aussi dans ce temple physique sur la terre. Le fait qu’il soit utilisé dans la ville sainte nous indique qu’il sera érigé, un jour, à Jérusalem. À l’heure actuelle, il n’y a pas de temple à Jérusalem. Le dernier temple fut détruit en l’an 70 par le général Titus, fils de l’empereur Vespasien, après avoir assiégé la ville avec ses armées romaines. Le siège fut tel qu’aucune nourriture n’y était disponible du dehors. Au bout d’un certain temps, pour survivre, les pauvres gens ont dû pratiquer le cannibalisme. Je ne sais pas combien de temps le siège a duré, mais quand la force du peuple a tourné au découragement, l’armée romaine, ayant démoli leur système de défense, avait envahi la ville, saccagé les bâtiments et détruit le temple qui n’a jamais été rebâti jusqu’à ce jour.

    Présentement, il y a deux bâtiments sur le Mont Moriyya, le lieu du temple. Le premier est la mosquée islamique Al-Aksa. L’autre, le plus proéminent, se nomme le Dôme du Rocher. C’est le bâtiment avec la coupole dorée et aux murs bleus qui demeure le centre d’attraction dans presque tous les documentaires sur Jérusalem. Ces deux bâtiments constituent un véritable problème dans la reconstruction du temple juif. Depuis 1967, alors que les Juifs avaient reconquis la vieille citée de Jérusalem, les musulmans ont reçu comme permission spéciale le contrôle complet de toute adoration sur ce mont. Aucun Juif ou chrétien ne peut y adorer, sauf les musulmans. Toute contravention à cette directive sera immédiatement corrigée par les gardiens islamiques toujours présents qui vous feront descendre de cet endroit sacré sans trop de cérémonie, ça, je vous l’assure.

    Pour l’islam, c’est le troisième site le plus sacré de leur croyance. Le deuxième étant à Médine et le premier à La Mecque, le lieu même de la naissance de Mahomet. Ce Dôme du Rocher demeure un obstacle à tout effort pour construire un temple juif. Je suis convaincu que la plupart des Juifs, en Terre sainte ou ailleurs, seraient heureux de voir le Dôme du Rocher détruit un jour. Depuis bon nombre d’années, cependant, un ingénieur juif, du nom de Asher Kauffman, a fait d’énormes recherches pour localiser l’endroit exact où était situé l’ancien temple qui avait été détruit en l’an 70. Cet homme a découvert, et a réussi à prouver à la satisfaction de plusieurs de ses collègues, que l’ancien temple n’avait pas été érigé sur l’endroit où se trouve le Dôme du Rocher. Qu’en réalité, le temple fut construit au nord de la Coupole, sur un terrain ouvert et libre, occupé présentement par un petit oratoire appelé la Coupole des Esprits.

    Si ce M. Kauffman a raison, et il semblerait y avoir assez d’évidence pour le confirmer, il serait alors possible de bâtir le temple juif sur la montagne de Moriyya sans toucher aux deux autres bâtiments. Je mentionne cela parce que cette information devient très pertinente au verset 2. Si le temple est bâti au nord de cette coupole, le parvis extérieur va alors inclure le Dôme du Rocher ! Plusieurs érudits, sur cette révélation, sont d’accord pour dire que le parvis extérieur, qui sera foulé par les nations, coïnciderait avec l’emplacement de ce Dôme. Donc, le contrôle de ce parvis sera entre les mains de ces non-Juifs pendant les quarante-deux mois.

    La construction de ce temple est devenue une fascination quasi fanatique pour plusieurs organisations juives en Terre sainte ainsi que dans le monde entier. L’argent est déjà prêt et en attente. Toutes sortes de choses sont aussi en préparation pour cet événement historique. Plusieurs jeunes hommes sont actuellement entraînés pour devenir les prêtres et les sacrificateurs du temple. Ils apprennent les anciens rituels d’adoration. D’autres leur préparent les vêtements sacrés, tous bien brodés, qu’ils porteront dans les cérémonies officielles.

    Soyez assurés que cette entreprise de construction, une fois entamée, se fera assez rapidement et le temple sera très vite fonctionnel. Il y a même des ranchers, aux États-Unis, qui font actuellement l’élevage de bovins rouges exclusivement pour ces sacrifices ! Voilà pourquoi les yeux du monde entier sont constamment tournés vers ce Mont Moriyya, à Jérusalem.

    Les deux premiers versets d’Apocalypse 11 nous indiquent que Dieu Lui-même surveille cet événement. Il demande à Jean de mesurer le temple et l’autel. C’est comme s’Il disait : « Cette partie est à Moi et J’ai l’intention de l’utiliser ! » C’est un signe de droit de propriété pour un usage spécial dans ces temps de la fin.

    Dans les versets 3 à 14, le zoom de notre caméra se fixe maintenant sur deux personnes importantes, mais qui entrent en scène sans cérémonie, ni tambour. Au verset 3, Jésus déclare : « Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser, vêtus de sacs, durant mille deux cent soixante jours. 4Ce sont les deux oliviers, et les deux chandeliers, qui se tiennent en présence du Seigneur de la terre. » Étudiez les Écritures et vous verrez, à plusieurs endroits, une déclaration que Dieu ne Se laisse jamais sans témoins.

    Tout au long de l’Ancien Testament, Dieu a utilisé des prophètes pour témoigner contre Son peuple qui ne cessait de transgresser Ses lois malgré les nombreux avertissements apportés par ces prophètes. Ensuite Jésus est venu comme le plus grand Témoin du Père mais aussi pour leur offrir le salut gratuitement si seulement ce peuple voulait obéir. Après l’ascension de Jésus au ciel, Ses apôtres ont pris la relève pour continuer ce témoignage. Et ce témoignage s’est ainsi poursuivi tout au long des siècles par Ses serviteurs, sans interruption. Car Jésus Lui-même avait prédit : « ..sur cette pierre [en parlant de Lui-même] je bâtirai Mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16:18). Cette Église fondée par Christ ne devait pas vivre un seul instant durant toute son histoire, où elle n’aurait pas eu au moins un converti sur la terre pour témoigner en faveur de Jésus.

    Ici, au beau milieu de la plus grande apostasie que le monde ait jamais vue, Dieu Se réserve ces deux témoins pendant le même temps que les Gentils fouleront l’extérieur du temple. Alors que les serviteurs de Dieu évangéliseront dans tous les pays, sous la protection divine durant cette tribulation, Jésus place Ses deux témoins à Jérusalem, au vu de tous, pour dénoncer ce Faux Prophète Antichrist.

    Remarquez leurs vêtements : ils sont revêtus de sacs. C’était le costume traditionnel des prophètes de l’Ancien Testament, quand Dieu les envoyait pour annoncer un jugement contre Israël. Ici, ils sont vêtus de sacs aussi. Il est vraiment intéressant de se rappeler que le vêtement de sac des prophètes, et ici des deux Témoins, est assurément un signe d’humilité profonde voulue par Dieu. Lorsqu’un Israélite voulait s’humilier devant Dieu, il se débarrassait de ses beaux vêtements et portait un grossier sac de toile. Donc, par ce procédé, Dieu veut sans doute démarquer nettement Ses serviteurs de ceux de Satan, croulant sous leurs richesses, des diamants plein les doigts, et roulant en Mercedes pour se rendre à leurs studios de télévision, afin de dire aux gens ce que ceux-ci désirent entendre.

    Le contraste que les deux Témoins offriront sera certainement frappant dès le premier abord ! Surtout que dans cette situation leur ministère sera de dénoncer les illusions, les mensonges et cette propagande humaniste, déguisée en vérité, provenant de cet homme de péché durant ces derniers jours. Jésus nous a parlé de ce temple, ainsi que de cet Antichrist. Dans Matthieu 24:15, Il nous avait annoncé que la fin serait proche lorsqu’on verrait l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint. Dans les deux temples physiques précédents, il y avait un endroit appelé lieu saint.

    Le lieu saint, c’est le Saint des saints du temple, là où se trouve le Siège de la miséricorde et où seul le grand sacrificateur pouvait entrer, une seule fois par année, le jour des Expiations. Cette abomination de la désolation, prédite par Daniel, est une description d’une action spécifique qui sera commise par cet homme de péché. Dans 2 Thessaloniciens 2:4, Paul nous parle de cet homme qui : « s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu, ou qu’on adore, jusqu’à s’asseoir comme dieu dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même dieu. »

    Alors nous voyons Jésus et Paul entièrement d’accord sur le fait qu’un temple sera bâti sur ce mont Moriyya et il sera, pendant très peu de temps, occupé par cet Antéchrist. Je suis convaincu qu’au moment où cet énergumène osera s’asseoir sur le Siège de la miséricorde, en se proclamant dieu, les heures, sinon les minutes de son règne seront bien comptées et sa fin sera très proche !

    Ce que cet individu va faire, c’est d’élever l’homme à l’infini où il devient son propre dieu ! Nous voyons déjà cela enseigné dans plusieurs religions bien connues. Le Nouvel Âge, par exemple, extrêmement populaire, prêche ouvertement que l’homme est dieu. Tout ce qui fait son bonheur lui est permis car, étant dieu, le péché n’existe plus. Car Dieu ne peut pas pécher contre Lui-même ! Donc, le processus est déjà en branle.

    Alors, au moment où cet Antichrist fera sa proclamation sur sa propre divinité, en s’assoyant sur le trône de la miséricorde, son geste sera mondialement applaudi. Tout ceci à cause du travail fantastique accompli par ces démons qui brouilleront l’esprit des gens pour croire un tel mensonge pendant cette période de cinq mois que nous avons vue au chapitre 9, dans les versets 5 et 10. Mais ces deux témoins attesteront de Christ durant ces trois ans et demi. Jésus, dans Matthieu 24:21, nous a parlé de cette période de détresse qui sera si grande qu’il n’y en a pas eu de pareille depuis le commencement du monde et il n’y en aura jamais une autre, grâce à l’avènement de Jésus.

    Donc, lorsque ces deux témoins entreront en scène pour prophétiser, il ne restera plus que trois ans et demi avant l’avènement de Jésus, et la fin de tout ce système pourri. Mais qui seront-ils ? Sauf Dieu et Jésus, personne ne connaît leur nom. Oublions tous ces spéculateurs qui, à plusieurs moments de l’histoire, se sont déjà attribué ce rôle de témoin, ainsi que cette mission qu’ils doivent accomplir. Nous avons, toutefois, des indices au sujet de leur personnalité. D’abord, Jésus nous dit qu’ils sont deux oliviers et deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre.

    Zacharie nous aide à identifier ces deux symboles, car il les a utilisés aussi. Au chapitre 4, aux versets 2 et 3, on voit deux oliviers qui déversent leur huile dans un vase au-dessus d’un chandelier en or, comme un témoignage à Israël du temps de Zorobabel. En rapport avec ce témoignage, nous voyons, au verset 6, la Parole de l’Éternel citée à Zorobabel : « Ce n’est point par la puissance, ni par force, mais par mon Esprit, a dit l’Éternel des armées. » Ce même symbolisme est utilisé par Jésus dans l’Apocalypse pour nous décrire deux hommes qui seront comme des chandeliers pour éclairer la terre qui aura sombré dans des ténèbres spirituelles profondes. Ils ne seront pas puissants ni forts, mais seront alimentés par l’Esprit de Dieu Lui-même, car l’huile d’olive symbolise le Saint-Esprit.

    Il sera impossible d’éteindre leur témoignage pendant ces trois années et demie. Personne ne pourra les éliminer tant et aussi longtemps que leur travail ne sera pas terminé. Ils seront sous la protection directe de Dieu. Au verset 5, dans Apocalypse 11, regardez ce qui est écrit : « Et si quelqu’un veut leur faire du mal, il sortira de leur bouche un feu qui dévorera leurs ennemis ; car si quelqu’un veut leur faire du mal, il faut qu’il périsse de cette manière. » Il est extrêmement difficile pour le commun des mortels de croire ceci, car en aucun moment dans l’histoire de l’humanité on a vu du feu sortir de la bouche d’un homme sans avoir recours à des effets spéciaux. Mais ceci sera une situation unique qui ne se reproduira plus jamais. Donc les deux Témoins auront, pendant trois ans et demi, le pouvoir d’être de véritables lance-flammes humains !

    Voilà la puissance même du Saint-Esprit en action, ici. Cet indice nous rappelle fortement le ministère d’Élie. Dans 2 Rois 1:9-12, le roi Achazia envoya un chef avec cinquante hommes, à deux reprises, pour capturer Élie. Deux fois le feu est descendu du ciel pour consumer, et le chef et ses cinquante soldats ! Quand Dieu dit : « Tu ne touches pas ! » alors « tu ne touches pas à Mon serviteur ! » Vous noterez cependant que le feu avait descendu du ciel, et non sorti de la bouche d’Élie.

    Peu importe, car nous avons une forte indication, ici, que nos deux témoins à Jérusalem vont témoigner dans cette même puissance d’Élie, mais avec ce pouvoir spécial ajouté par Dieu. Dans Apocalypse 11:6 : « Ils ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu’il ne pleuve point, pendant qu’ils prophétiseront… » Élie aussi avait reçu ce pouvoir d’empêcher la pluie de tomber sur Israël pendant trois ans et demi. Ce n’est que lorsqu’il eut prié que Dieu envoya la pluie de nouveau. Je ne sais pas combien de fois ils devront utiliser ce pouvoir pour convaincre leurs ennemis, mais il est évident qu’ils l’auront à leur disposition.

    Regardons maintenant la deuxième partie du verset 6 : « …ils ont aussi le pouvoir de changer les eaux en sang, et de frapper la terre de toutes sortes de plaies, toutes les fois qu’ils le voudront. » Ce pouvoir nous fait penser à qui ? Dans Matthieu 17:1, on voit Jésus monté sur une haute montagne avec Pierre, Jacques et Jean. Au verset 2, Il est transfiguré devant eux et Ses trois apôtres Le voient dans toute Sa gloire. Verset 3 : « En même temps, Moïse et Élie leur apparurent, qui s’entretenaient avec lui. » Jésus parle ici à deux de Ses témoins fidèles, qui avaient reçu certains pouvoirs pour accomplir le travail que Dieu leur avait confié.

    Donc, pour ce qui est de pouvoir changer les eaux en sang, et de frapper la terre de toute espèce de plaies, cela nous ramène automatiquement à Moïse. Celui-ci avait reçu ces pouvoirs lors de sa mission visant à sortir son peuple, Israël, de l’esclavage qu’il endurait en Égypte. Par conséquent, la puissance et l’autorité de Moïse aussi s’ajoutent à ces deux témoins des temps de la fin. Cette scène de la transfiguration était alors une vision de l’avènement de Jésus dans la gloire. Mais c’était aussi un portrait pour identifier les deux témoins qui prépareront Son retour. Et ils le feront dans la puissance d’Élie et de Moïse avec le pouvoir de Dieu à leur portée. Un pouvoir qu’ils devront utiliser avec beaucoup de sagesse.

    Qui seront-ils ? On ne le sait pas ! Mais si nous sommes encore vivants, nous le saurons assurément en temps et lieu. Ils ne seront pas nommés par une dénomination religieuse quelconque ! Mais ils seront, toutefois, deux serviteurs de Dieu, garanti, placés à Jérusalem par Jésus Lui-même, trois ans et demi avant Son retour ! Alors si quelqu’un se présente à vous, aujourd’hui, disant qu’il est un des deux témoins, envoyez le au Palais de Justice de Montréal où on a, en tout temps, besoin de témoins !

    Apocalypse 11:7 : « Et quand ils auront accompli leur témoignage, la bête qui monte de l’abîme, leur fera la guerre, et les vaincra, et les tuera. » Imaginez. Pendant trois ans et demi, l’on essaie de se débarrasser de ces deux trouble-fête sans réussir. Car ceux qui tenteront de le faire seront tués par le feu qui sort de leur bouche. Mais voilà que leur témoignage est achevé et quelqu’un s’approche pour les frapper. Les témoins ouvrent la bouche et… pas de feu ! Plus aucun pouvoir ! Absolument rien !

    On avertit aussitôt l’Antichrist qui s’empresse d’envoyer un peloton spécial de tireurs d’élite pour les attaquer et les assassiner. Il ne sera pas question de les faire souffrir. On les tuera très rapidement de peur que leur pouvoir ne leur soit restauré. Paul nous dit que cet homme de péché sera possédé par Satan lui-même. Alors dans sa joie diabolique, cet antichrist réalisera soudainement qu’il vient de tuer les deux serviteurs de Dieu que personne ne pouvait toucher auparavant. Il sera sûrement enflé d’orgueil. Il est fort possible que ce soit à ce moment précis qu’il osera s’élever dans le temple devant le peuple, au-dessus de Dieu ! Et, dans son élan de perversion impie, c’est sans doute à ce moment qu’il ira s’asseoir sur le trône de la miséricorde, dans le Saint des saints du temple, se proclamant lui-même dieu ! Nous aurons plus de détails sur cet homme au chapitre 13.

    Mais les deux témoins, qui furent constamment une épine dans son côté, ne sont plus. Ils avaient prêché au monde entier la vérité sur le programme de Dieu pour l’humanité. Ils avaient continuellement dénoncé cet Antéchrist et Faux Prophète qui séduisait le monde à croire ses mensonges. Cela devait certainement enrager cet impie. Mais, enfin, ses deux plus grands ennemis sont morts ! Fini, leur pouvoir de tuer les gens par le feu, ou de les faire souffrir par les plaies qu’ils leur envoyaient.

    Ce sera sûrement un temps de réjouissances. Verset 8 : « Et leurs cadavres seront sur la place de la grande cité, qui est appelée spirituellement Sodome et Égypte, où notre Seigneur a été crucifié. » La ville est appelée Sodome, à cause de son état avancé de corruption, et Égypte, à cause de sa persécution contre ceux qui se convertiront à Jésus durant cette tribulation. Mais elle est aussi clairement identifiée comme la ville où le Seigneur a été crucifié. Jérusalem !

    Verset 9 : « Et les gens de divers peuples, et de diverses tribus, langues et nations, verront leurs cadavres pendant trois jours et demi, et ne permettront pas que leurs cadavres soient mis dans des sépulcres. » Il n’est pas question de les enterrer ! On va les laisser sur la place publique entourés de nombreuses caméras de télévision braquées sur eux, afin d’assurer les peuples, les tribus, les langues et les nations qu’ils sont bel et bien morts.

    Verset 10 : « Et les habitants de la terre se réjouiront à leur sujet, et s’abandonneront à la joie, et s’enverront des présents les uns aux autres [pourquoi ? Pour fêter la mort des deux témoins], parce que ces deux prophètes auront torturé les habitants de la terre. » Remarquez vers qui ces tourments seront dirigés : jamais contre les serviteurs de Jésus. Les tourments avaient été dirigés vers les habitants de la terre ! La mort des deux témoins deviendra alors l’objet d’une très grande réjouissance pour ces rebelles.

    Avez-vous déjà remarqué comment les gens du monde, après avoir accompli quelque chose qui fait leur bonheur, font souvent un party ? Peu importe que la chose soit bonne ou mauvaise. Vous savez, même les criminels se font un party après un vol de banque bien réussi. C’est leur seule façon de célébrer ! C’est ce qui va arriver à Jérusalem, alors qu’on fêtera la mort de ces deux témoins de Jésus pendant trois jours et demi. Ne trouvez-vous pas ironique que la haine du monde contre la cause de Christ se révélera dans un temps d’allégresse où les gens se donneront des cadeaux les uns aux autres, comme à Noël ? Pour quelle raison ? Parce que l’on aura réussi à tuer deux témoins fidèles à Jésus qui ont dénoncé leurs pratiques pécheresses.

    Mais Dieu a toujours le dernier mot ! Verset 11 : « Mais après ces trois jours et demi, l’Esprit de vie envoyé de Dieu entra en eux, et ils se relevèrent sur leurs pieds, et une grande crainte saisit ceux qui les virent. » Tout comme leur Seigneur, bien avant eux, ces deux témoins auront le privilège de passer par la même expérience que Lui et au même endroit. Ils seront tués d’une manière cruelle, tout comme Jésus, mais au bout de trois jours et demi,  ils seront ressuscités immortels ! Il me semble de voir la scène. Je vous garantis qu’un paquet de gens va dégriser très vite.

    Le verset 12, maintenant : « Et ils entendirent une grande voix du ciel, qui leur disait : Montez ici ; et ils montèrent au ciel dans une nuée, et leurs ennemis les virent. » La terreur va s’emparer de leurs ennemis. Imaginez les mâchoires qui tombent au nombril, les genoux qui se mettent à claquer et les vessies qui se vident ! Tout le monde sera abasourdi par ce qu’ils verront. Qui pourra s’opposer à un Dieu qui ressuscite ?


    ...D’abord ils pourront observer, pendant les premiers trois ans et demi, les préparatifs de la mise en place, avec la bénédiction des Nations Unies, du Nouvel Ordre Mondial ainsi que l’Initiative des Religions Unies, pour séduire tous les habitants de la terre. Pendant les trois dernières années et demie, ils assisteront à la Grande Tribulation où ces deux puissances feront une œuvre magnifique de destruction sous la tutelle directe de Satan. Ils verront aussi 144 000 serviteurs de Dieu, marqués du sceau de Dieu dans le front, évangéliser pour Christ sur la terre durant cette tribulation. Des serviteurs protégés par des anges même contre la puissance des démons qui auront la permission de brouiller l’esprit de tous ceux qui n’auront pas le sceau de Dieu sur le front (Apocalypse 9:4). Finalement, ils auront le bonheur de voir une multitude d’individus se convertir à Christ durant cette tribulation, grâce à l’évangélisation des 144 000. Mais ils verront un très grand nombre de cette multitude martyrisés aussi par les pelotons d’exécutions du Faux Prophète, parce qu’ils « ont lavé leurs robes, et ont blanchi leurs robes dans le sang de l’Agneau » (Apocalypse 7:14). Ces derniers seront donc de la première Résurrection.

    En regardant cette tragédie du haut de leur perchoir, harpes en main pour glorifier Dieu, les soi-disant « enlevés » secoueront sans doute la tête comme ceux qui voyaient Jésus crucifié, et diront en toute humilité : « Dommage, dommage », en se frappant la poitrine. En exprimant ce geste de solidarité ils accompliront le commandement de Jésus quand Il avait déclaré : « C’est à ceci que tous reconnaîtront que vous êtes Mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13:35). Mais comme ces « justes » seront déjà partis, les 144 000...

    Quelle belle supercherie ces faux ministres, pour mieux s’enrichir, prêchent à des gens honnêtes qui ne demandent pas mieux que de servir et de faire la volonté de Dieu ! N’ayez crainte, cependant, car Dieu prendra soin des Siens qui ont mis leur foi en Jésus. Il le fera en dissipant les présages des menteurs et en rendant insensées les déclarations de ces devins.

    Revenons toutefois à notre texte où les deux témoins, morts et étalés sur la place publique pendant trois jours et demi, ressuscitent soudainement et se lèvent debout devant tous ceux qui les observaient. Imaginez la terreur qui va s’emparer de ceux qui seront témoins de ce spectacle. Car c’est à ce moment précis que le règne des hommes sur la terre cessera et sera remplacé par le Royaume de Dieu.

    Apocalypse 11:13 : « À cette même heure il se fit un grand tremblement de terre ; et la dixième partie de la ville tomba, et sept mille hommes furent tués par le tremblement de terre… » Il y aura donc un immense tremblement de terre à Jérusalem pour souligner l’avènement de Jésus, exactement comme lors de Sa crucifixion, la terre avait tremblé, comme on peut voir dans Matthieu 27:51, ainsi que lors de Sa résurrection, dans Matthieu 28:2. Remarquez que cet événement est centralisé à Jérusalem ; la dixième partie de la ville s’écroule et sept mille hommes meurent dans cette catastrophe. Regardons maintenant la fin du verset 13 : « …et les autres furent effrayés et donnèrent gloire au Dieu du ciel. » Pour la première fois dans ce livre, nous voyons que, suite à cet événement extraordinaire, les survivants de ce tremblement de terre donneront gloire au Dieu du ciel. Les vrais Juifs commenceront à se tourner vers leur Dieu.

    Le verset 14 reprend exactement là où la sixième trompette avait fini pour enchaîner, maintenant, avec la septième : « Le second malheur est passé ; voici le troisième malheur [i.e., la septième trompette] qui viendra bientôt. » Ce 11ième chapitre, avec les deux témoins, est donc très bien placé dans le fil des événements pour nous amener au retour de Jésus signalé par ce tremblement de terre.

    Très peu d’érudits bibliques osent nier que ce tremblement de terre puisse arriver. Sachez que la plus grande faille terrestre se situe à l’est de Jérusalem. Elle passe par la Vallée du Jourdain, sous la Mer Morte, pour se diriger en Afrique, tout près des lacs Victoria et Nyassa. C’est la ligne où le continent africain se bute contre l’Asie. Nous sommes tous familiers avec le phénomène du mouvement des continents, causé au long des siècles par le déplacement des plaques tectoniques sur lesquelles les continents reposent. On peut donc facilement imaginer comment ces événements, depuis longtemps prophétisés, pourront arriver avec l’exactitude décrite dans les Saintes Écritures.

    Il n’y a pas de bris dans l’histoire, ici. Et nous voyons immédiatement la septième trompette sonner. Verset 15 : « Or, le septième ange sonna de la trompette, et de grandes voix se firent entendre dans le ciel, qui disaient : Les royaumes du monde sont soumis à notre Seigneur et à son Christ, et il règnera aux siècles des siècles. » C’est à ce moment précis que le gouvernement mondial de la terre tombera entre les mains de Jésus ! Regardons la réaction au ciel, au verset 16 : « Et les vingt-quatre Anciens, qui sont assis sur leurs trônes devant Dieu, se prosternèrent sur leurs faces, et adorèrent Dieu, 17En disant : Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu Tout-Puissant, qui es, et qui étais, et qui seras… » Avez-vous remarqué qu’il n’est pas écrit « et qui dois venir » ? Pourquoi ? Simplement parce qu’Il sera pour toujours !

    À ce moment précis de la prophétie, Il est déjà arrivé et le royaume du monde sera à Jésus pour l’éternité ! Et tout ceci arrive quand ? 1 Thessaloniciens 4:15 : « Car nous vous déclarons ceci par la parole du Seigneur, que nous les vivants qui seront restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne précéderons point ceux qui sont morts ; 16Car le Seigneur lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ [incluant les deux témoins !] ressusciteront premièrement.

    Tournez maintenant à 1 Corinthiens 15:51. Ici, Paul nous parle du même événement, mais avec un peu plus de détails : « Voici, je vous dis un mystère… » Un mystère, oui, mais un mystère expliqué n’est plus un mystère ! Regardez ce que Paul nous dit : « …nous ne mourrons pas tous, mais nous serons tous changés, 52En un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette… » la septième, où Jésus vient prendre possession de Son règne, comme nous venons de le voir, « …car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles [i.e., immortels], et nous serons changés [immortels aussi]. »

    ...Combien de symboles avons-nous vus dans le livre de l’Apocalypse qui trouvent leur explication chez les prophètes de l’Ancien Testament, alors que Jean n’était même pas né ? Se servir d’une chronologie humaine pour restreindre la révélation divine, est tout simplement irresponsable et honteux. Ces hommes dénigrent l’omniscience de Dieu dans Sa Parole ! Lorsque Dieu a inspiré Paul de parler de la dernière trompette, ne savait-Il pas déjà qu’Il allait en donner les détails dans l’Apocalypse qu’Il donnerait à écrire à Jean ? L’auteur de l’Épître aux Hébreux, lui aussi bien avant l’Apocalypse, a osé écrire ceci : « Dieu ayant autrefois parlé à nos pères, à plusieurs reprises et en diverses manières, par les prophètes, nous a parlé en ces derniers temps par Son Fils… » (Hébreux 1:1-2). Alors, par qui furent prononcées les dernières paroles de ce que nous appelons le canon de la Bible ? Apocalypse 1:1 : « Révélation de JÉSUS-CHRIST, qu’Il a reçu de Dieu ». Alors, selon les pré-tribulationistes comment, sans l’inspiration divine, l’auteur du livre aux Hébreux aurait-il pu deviner que Dieu dans les derniers temps nous parlerait par Son Fils ?

    Encore une fois vous avez ici la preuve évidente que : « Quand le pilier principal d’une doctrine est fondé sur un mensonge, la vérité devient alors son plus grand ennemi ».

    Regardons la fin d’Apocalypse 11:17 où les vingt-quatre Anciens Lui rendent grâce « …de ce que tu as pris en main ta grande puissance, et de ce que tu es entré dans ton règne. » Tout ce qui va se passer sur la terre, à partir d’ici, se passe sous le règne de Jésus. Tous Ses élus de la première Résurrection seront, soit ressuscités, ou bien changés en un clin d’œil en êtres immortels. Tous seront prêts à recevoir leur poste dans Son Royaume. Donc, les sept fléaux qui s’en viennent ne pourront plus nous toucher, ni nous affecter d’aucune manière. Ils sont réservés exclusivement à ceux qui ont décidé de demeurer dans leur rébellion contre Dieu jusqu’à la toute fin. Ce seront ceux que le livre appelle « les habitants de la terre ».

    C’est à partir d’ici que commencera le déversement de la Colère de l’Éternel. Cette colère n’étant pas destinée à Ses serviteurs, il est tout à fait normal que Dieu l’ait planifiée après la Première Résurrection. Jusqu’à la toute fin de la tribulation, Dieu plaide avec les Laodicéens (chrétiens devenus tièdes), en leur disant : « Sortez du milieu de [cette Babylone] Mon peuple ; de peur que, participant à ses péchés, vous n’ayez aussi part à ses plaies » (Apocalypse 18:4). Dieu veut plutôt voir Ses enfants éternels participer à répandre les terribles jugements qui vont tomber sur la grande Babylone : « Traitez-la, nous dit le Seigneur, comme elle vous a traités, rendez-lui au double ce qu’elle vous a fait. Dans la même coupe où elle vous a versé, versez-lui au double » (Apocalypse 18:6).

    Regardons maintenant le verset 18 : « Les nations se sont irritées ; mais ta colère est venue, ainsi que le temps [de faire trois choses. D’abord] de juger les morts [nous verrons ce jugement des morts dans la deuxième Résurrection. Le temps est venu aussi] de récompenser tes serviteurs les prophètes, et les saints, et ceux qui craignent ton nom, petits et grands [i.e., les immortels de cette première Résurrection. Et finalement] de perdre [par des fléaux] ceux qui perdent la terre » comme on verra un peu plus loin dans Apocalypse 15.

    À cette prière des vingt-quatre vieillards, qui englobe ces trois grandes demandes, la réaction au ciel est immédiate. Verset 19 : « Et le temple de Dieu s’ouvrit dans le ciel, et l’arche de son alliance parut dans son temple ; et il y eut des éclairs, et des voix, et des tonnerres, et un tremblement de terre, et une grosse grêle. »

    Nous avons vu cela arriver deux fois auparavant. Remarquez, cependant, l’augmentation dans l’intensité, car cette fois une forte grêle s’ajoute aux jugements. Il est presque impensable qu’avec tout ce qui est arrivé jusqu’ici, le monde semble n’avoir rien compris, et que ces sept derniers fléaux soient nécessaires pour ramener l’humanité rebelle sur ses genoux. Mais cette colère de Dieu sera nécessaire, et quand elle sera terminée, Jésus fera entrer l’humanité entière, malgré elle, dans un gouvernement de paix. Quel privilège pour nous de savoir qu’il y aura vraiment mille années de paix sur cette terre !

    Et surtout de savoir comment tout se terminera : un temps merveilleux où, sous le règne de Jésus, la justice sera la caractéristique de l’époque. Imaginez une distribution équitable de la nourriture et une population mondiale en santé. Le trafic de la drogue cessera d’exister. Les cliniques pour avortement : fermées ! Le divorce sera chose du passé. Les familles vivront en harmonie dans la joie. Aucune guerre, nulle part, sur la terre entière. Les crimes, sous toutes leurs formes, réduits à zéro. Plus aucune société secrète ne sera tolérée, car tout se fera ouvertement, à la face du Seigneur, qui dirigera Son gouvernement mondial, avec des élus établis éternellement par Jésus ! Notre Seigneur avait jeté un peu de lumière sur le fonctionnement administratif divin de Son Royaume, lorsqu’Il nous a raconté la parabole des talents.

    Regardons comment Jésus nous décrit Sa façon de récompenser l’effort de chacun de Ses serviteurs. « Et il lui dit : C’est bien, bon serviteur, parce que tu as été fidèle en peu de choses, tu auras le gouvernement de dix villes. Et le second vint et il dit : Seigneur, ton marc a produit cinq autres marcs. Et il [Jésus] dit aussi à celui-ci : Et toi, commande à cinq villes » (Luc 19:17-19). Le mot clé dans ce passage c’est FIDÉLITÉ, même si c’est en peu de choses. Ces villes feront certainement partie des récompenses que Jésus apportera avec lui quand IL nous a déclaré : « Je viens bientôt, et j’ai Mon salaire avec moi, pour rendre à chacun selon que ses oeuvres auront été » (Apocalypse 22:12). Il n’est pas question de SALUT ici, mais plutôt de récompenser les oeuvres de chacun, par un merveilleux poste dans Son gouvernement.

    La vérité sera de nouveau enseignée dans les écoles. Un monde sans chômage, dans lequel les gens travailleront pour accomplir des projets intéressants qu’ils aimeront vraiment. Une société dans laquelle on ne verra plus des fraudes monumentales dans les corporations, perpétrées par leurs propres dirigeants. Et, finalement, une période où les politiciens et les avocats devront se trouver un emploi honnête…!

    Ce sera un temps merveilleux où : « Le loup habitera avec l’agneau, et le léopard gîtera avec le chevreau ; le veau, le lion et le bétail qu’on engraisse seront ensemble, [dans le même champ], et un enfant les conduira », tellement leur nature sera devenue douce et docile (Ésaïe 11:6). « On ne fera point de mal, et on ne détruira point, sur toute ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel, comme le fond de la mer des eaux qui le couvrent » (v. 9). Essayez un petit instant d’imaginer une période de mille ans de paix divine, où il ne se fera ni tort ni dommage nulle part dans ce gouvernement, car la terre entière sera remplie de la connaissance de Dieu.

    S’il vous plaît, ne perdons jamais la vision de ces choses. Encourageons-nous plutôt les uns les autres, car cette gloire à venir sera réalité, un jour. Que notre Dieu d’amour nous fasse vivre cette réalité le plus tôt possible.

    LE PETIT LIVRE ET LES DEUX TEMOINS DE L APOCALYPSE: 10-11

    Chapitre 10: Le petit livre

    Le chapitre 10 traite presque entièrement d’un « petit livre », qu’un « ange puissant » tient dans sa main. Ce petit livre fut dans la bouche de Jean « doux comme du miel », mais une fois qu’il l’eut avalé, ses entrailles furent « remplies d’amertume ». Cela fait presque assurément référence au livre d’Ézéchiel, possiblement conjointement avec celui-là même de l’Apocalypse.

    La partie la plus importante est le verset 7, qui explique que le septième ange (qui sonne de la trompette à la fin du chapitre 11) met fin au mystère du Plan de Dieu — que tous Ses prophètes proclamèrent.

    Le verset 11 stipule que le message du petit livre, et du livre de l’Apocalypse, doit être proclamé par un homme (pas par Jean, puisqu’il ne le fit jamais) « sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois ». Cela a essentiellement déjà eu lieu !

    Chapitre 11: Les deux Témoins

    Les treize premiers versets renferment une description des deux derniers prophètes des temps de la fin, que l’on appelle les deux Témoins. Des interprétations ridicules, et même un film hollywoodien, ont causé beaucoup de confusion sur l’identité de ces deux hommes.

    Ces deux grands « prophètes » de Dieu (v. 10) prophétiseront pendant trois ans et demi, pour être ensuite tués par la bête, le dernier dirigeant de la renaissance moderne de l’Empire romain (v. 7). Apocalypse 13 et 17, ainsi que Daniel 2 et 7, décrivent ce système. On ignore l’identité de ces deux hommes. Mais, lorsqu’ils entreront en scène, les chrétiens sauront alors, avec certitude, que le retour du Christ est proche.

    Une puissance extraordinaire leur sera accordée, pour accomplir des miracles et être protégés du mal — jusqu’à ce que Dieu permette leur mort, pour ensuite les ressusciter — démontrant ainsi l’impuissance de ceux qui les avaient tués. Si quelqu’un veut leur faire du mal et intervenir dans leur ministère, « … du feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis » (v. 5).

    Cette puissance sera comparable à celle qui fut donnée à Élie, comme en témoigne II Rois 1:9-15. Ils auront le pouvoir d’amener la sécheresse et la famine sur la terre, exactement comme le fit Élie (I Rois 17:1-7; Luc 4:25). Ils auront aussi le pouvoir de « frapper la terre de toute espèce de plaie » (v. 6).

    Le Christ les appelle « MES deux témoins » (v. 3). Associez ce passage à Zacharie 4, qui parle souvent des deux témoins, pour arriver au verset 14, qui précise: « Ce sont LES DEUX OINTS qui se tiennent devant le Seigneur de toute la terre » (Apocalypse 11:4 atteste de l’identité de ceux dont parle Zacharie 4:14). Ce verset révèle qu’ils jouissent d’une relation particulière et directe avec le Christ. Tous trois « se tiennent ensemble ». Les deux témoins se rapportent directement au Christ.

    Dieu travailla toujours directement avec les prophètes de l’Ancien Testament. Le Christ, le Dieu de l’Ancien Testament (I Cor. 10:4), parla toujours face à face — communiqua directement — avec ceux qu’Il utilisa. Hormis quelques exceptions, vous en noterez un exemple à travers les prophètes mineurs et majeurs. Chacun de ces derniers débute avec des phrases comme: « La parole de l’Éternel fut adressée à Ézéchiel… » ou « La parole de l’Éternel lui [à Jérémie] fut adressée… » ou « La parole de l’Éternel fut adressée à Michée… », et ainsi de suite. Le Christ travailla directement avec tous ces prophètes. Il Lui arrivait parfois, en parlant face à face avec les patriarches, et d’autres, de se présenter sous les traits de Melchisédek.

    En considérant le rôle que ces deux hommes joueront, on devrait mieux comprendre pourquoi ils travailleront si étroitement avec le Christ. Du feu sort de leur bouche pour dévorer leurs ennemis. Le pouvoir qu’ils posséderont sera telle, que rien ni personne ne pourra les tuer, durant trois ans et demi. Ce seul fait les distingue de tous les autres prophètes avant eux. De plus, aucun autre prophète ne resta non enterré pendant trois jours, pour être ensuite ressuscité — ou fut perçut comme quelqu’un ayant « tourmenté les habitants de la terre ». Ces seuls points démontrent qu’ils seront bien plus que de simples prophètes !

    Les deux témoins donneront un dernier avertissement aux leaders des gouvernements de ce monde. Et, ils seront martyrisés à cause de cela. Le monde se réjouira à la vue de leurs cadavres, qui resteront exposés dans les rues de Jérusalem pendant trois jours et demi (versets 9-10). Mais, quand ils verront leurs cadavres ressusciter et monter au ciel dans une nuée, une « grande crainte » s’emparera alors de tous les hommes (versets 11-12).

    Après la résurrection des deux témoins, il y aura un autre tremblement de terre. Celui-ci aura lieu avant le son de la septième trompette, le retour du Christ et la première résurrection (I Cor. 15:51; I Thess. 4:16).

    Notez Apocalypse 11:12-13: « Et ils entendirent du ciel une voix qui leur disait [aux deux Témoins]: Montez ici ! Et ils montèrent au ciel dans la nuée; et leurs ennemis les virent. À cette heure-là, il y eut un grand tremblement de terre, et la dixième partie de la ville [Jérusalem], tomba; sept mille hommes furent tués dans ce tremblement de terre, et les autres furent effrayés et donnèrent gloire au Dieu du ciel. »

    Ce tremblement de terre particulier précédera, et annoncera, l’événement le plus crucial dans l’histoire de l’humanité — le retour de Jésus-Christ ! À n’en pas douter, ce châtiment divin marquera l’échec du monde dans sa tentative à vouloir supprimer définitivement ces deux serviteurs de Dieu. Ce tremblement de terre frappera, semble-t-il, surtout dans la région de Jérusalem — mais sa portée pourrait tout aussi bien s’étendre à l’échelle mondiale.

    Remarquez le verset 15: « LE SEPTIÈME ANGE SONNA DE LA TROMPETTE. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles. »

    Cet événement inaugurera l’avènement le plus marquant de toute l’Histoire. Dès Son glorieux retour, le Christ remplacera toutes les lois et les puissances des hommes par les Siennes. Tous les gouvernements humains — y compris ceux de tous pays, les grands comme les petits, qui sont en place, aujourd’hui — seront écrasés et remplacés par le Gouvernement de Dieu. Cette planète malade et déchirée connaîtra enfin la justice et la paix !

    Évidemment, la septième trompette forcera l’établissement du GOUVERNEMENT du Christ, fondé sur les LOIS divines, sur les nations. Mais, comme elles n’apprécieront guère de voir ce Christ-là, les nations seront « irritées » (v. 18) ! Les hommes en seront venus à croire, et à faire confiance, à un système de contrefaçon, plusieurs ayant espéré être « emmenés » en sécurité par un faux christ, et non par Celui de la Bible.

    Ce tremblement de terre aura lieu après que la septième trompette aura sonné (Apoc. 11:15). Ce sera le moment du second Avènement du Christ: « Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles. »

    Le retour du Christ aura rendu possible la réalisation de toutes les merveilleuses prophéties bibliques qui devaient s’accomplir sur terre. Cet événement pivot est le plus crucial dans toute l’Histoire ! Des tremblements de terre, avant et après celui-ci, dénote son importance capitale dans le Plan de Dieu. Aucun autre événement ne se distinguera autant que celui-là.


    August 28

    FICITON APOCALYPTIQUE DE NOTRE MONDE DIRIGE PAR SATAN ET SES CO.

    Article de David Myriam: Une nouvelle noire qui date un peu, avec quelques longueurs, mais avec des passages cinglants et critiques... Une sorte de transcription de l’enfer créé sur terre par l’humanité.

    Tout a commencé dans une ville comme tant d’autres, de taille moyenne, avec son attirail urbain habituel et ses habitants mornes encerclés d’immeubles rénovés. Rien ni personne n’a pu échapper au phénomène (d’ailleurs, le voulaient-ils ?), progressivement, inexorablement, toute la ville fut touchée.

    J’ai essayé ici de restituer ce que j’ai vu, en respectant l’ordre chronologique. Ce texte est une sorte de compte rendu objectif.
    Bon, voilà ce que j’ai pu observer depuis ma fenêtre et durant mes sorties, de plus en plus courtes.

    Venue de nulle part et de partout, une odeur de mort se répandit lentement dans la ville. Elle s’infiltrait partout, dans les maisons, les usines, les vêtements, on aurait dit qu’elle collait à la peau. C’était une odeur de cadavre déjà froid mais avec encore un petit parfum de vie, quelque chose de pénétrant, lourd et poisseux.
    Etrangement, les habitants, quoique incommodés, étaient à peine surpris. Ils en ont cherché la source éventuelle aux abattoirs, mais elle venait de partout. Alors, après avoir vainement essayé de la faire disparaître en lavant, désinfectant, brûlant, ils se sont résignés, ils s’y sont même habitués jusqu’à l’oublier complètement.

    Puis, dans des secteurs un peu isolés, certains entendirent des sortes de cris, des hurlements même.
    Au début, ils n’y ont guère porté attention, croyant que c’était simplement le fruit de leur imagination ou de la télévision. Quelques-uns appelèrent la police, croyant avoir surpris des règlements de compte entre malfrats. Mais les représentants de l’ordre en place à l’époque n’ont jamais rien trouvé, aucune trace de violences suspectes. Leur compétence ne fut pas mise en doute car petit à petit les râles, les cris, se firent plus forts, plus distincts et chacun put les entendre, dans toutes les rues, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
    Et là aussi les habitants ne trouvèrent pas de cause à ce phénomène : était-ce une manoeuvre d’espions étrangers ?, Un maniaque en délire ?, Une hallucination auditive et collective due à une trop grande consommation des violences télévisuelles ??... Même les experts durent renoncer à se perdre en conjectures.
    Certaines personnes réduisirent leur nombre d’heures de télévision et de Walkman, espérant une amélioration : en vain. Alors il a bien fallu qu’ils s’habituent. Ceux qui n’avaient pas de triples vitrages mirent des boules quiès, puis des casques antibruit, pour pouvoir dormir en paix.

    Un soir, après une journée lourde comme du plomb, le ciel s’est couvert, devenant complètement noir, et un orage d’une rare violence éclata. Le problème, c’est que l’eau qui tomba ce soir-là était rouge, rouge sang ! Certaines personnes s’affolèrent vraiment, croyant que le ciel allait leur tomber sur la tête, que c’était la fin du monde... Mais rien de plus n’arriva.
    Des scientifiques analysèrent rapidement cette eau écarlate et eurent la stupeur d’y trouver effectivement du sang (ils auraient préféré n’importe quel autre produit, même très toxique) ; il était très dilué, mais il y en avait suffisamment pour colorer l’eau. Ca ressemblait beaucoup à du sang humain, mais c’était néanmoins différent de toutes les sortes de sang connues. Au début, les chimistes espérèrent que cette composition pour le moins inhabituelle était due à des mélanges inédits de polluants atmosphériques divers. Mais un cocktail de métaux lourds et autres oxydes donnant du sang, cela paraissait impossible, même avec l’aide de fuites radioactives. Et pourtant, les faits étaient indiscutables.
    Le maire demanda à l’armée si elle ne se livrait pas à de nouvelles expériences dans la région. Mais non, même les militaires, qui pourtant en avaient vu d’autres, étaient stupéfaits et ignorants. Heureusement, cette eau légèrement ensanglantée n’est pas du tout toxique ; elle est juste un peu gluante ; on peut en boire sans aucun danger.
    Le phénomène se renouvela, et chaque pluie était un peu plus rouge, un peu plus concentrée que la précédente.
    Finalement, personne ne trouva d’explication et encore moins comment arrêter cette sorte d’hémorragie diluvienne. Et là aussi, les habitants ont fait avec.
    Voici deux conséquences inattendues de ce nouveau phénomène :

    • une secte est apparue, adorant le Dieu de la Pluie Rouge et lui offrant le sang d’animaux sacrifiés afin de tenter de calmer sa colère.
    • une nouvelle entreprise est née ; elle fabrique des vêtements de pluie spéciaux, qui ne craignent pas le sang. Elle fit fortune assez rapidement.

    Après plusieurs semaines de pluie quasiment interrompue, les habitants eurent la surprise de voir de l’eau rouge sortir de leurs robinets. Les grandes quantités d’eau de pluie ensanglantée avaient "contaminé" les nappes phréatiques qui approvisionnent la ville en eau potable ; tout le circuit de distribution était donc touché. Les stations de traitement essayèrent de mettre en place de nouveaux systèmes pour débarrasser l’eau de tout ce sang ; mais comme ça coûte cher, que c’est très difficile car il faut tout revoir, que les concentrations augmentaient et que ce n’est pas toxique, elles abandonnèrent, se contentant de vérifier régulièrement sa pureté.
    Pour tirer parti de la situation, le maire lança une campagne d’enfer vantant les mérites de son eau au sang, unique au monde, fortifiante, nourrissante : "l’eau rouge : buvez et mangez en tous !, elle est naturellement riche en protéines et nous l’avons enrichie en vitamines B1, B2, B5, B6, B7, B12, PP, E, en folate et en fer." (afin d’écouler les vieux stocks de l’usine chimique du coin). Ca a marché ; il a alors ouvert une station thermale pour accueillir les curistes venus de plus en plus nombreux se fortifier en buvant de l’eau rouge. Et finalement, les habitants étaient très contents de disposer de cette eau spéciale et rare au même prix que l’ordinaire. Seuls quelques irréductibles, soucieux de leur santé (ils avaient peur des maladies transmissibles par le sang) firent installer à prix d’or des épurateurs à domicile.

    Tandis que les habitants s’habituaient à cette eau rouge, les cris inexpliqués s’amplifiaient et se diversifiaient. Ils purent entendre clairement des cris de personnes torturées, des hurlements d’animaux qu’on égorge (ce sont les travailleurs de l’abattoir municipal qui les reconnurent, car ils les connaissent bien) qui parfois avaient l’air humain, ainsi que des râles, des pleurs de mourants et d’autres atrocités non identifiées (il n’y avait pas encore de militaires assez qualifiés dans cette ville : eux auraient certainement pu les reconnaître).
    Pour être sûrs de ne pas se leurrer, un soir, tous les habitants coupèrent simultanément leurs postes de télévision et de radio : les cris divers étaient toujours aussi présents (quoiqu’un peu atténués). A ce stade, les gens les plus fatigués portaient des casques antibruit même la journée, pour ne pas devenir complètement dingues.

    Bientôt, des bruits sourds d’explosions apparurent. Là, les habitants, fort de leur expérience et de leur culture télévisuelle, reconnurent très vite les sonorités caractéristiques de la guerre. Mais il n’y avait pas d’armées en vue, ni de hauts parleurs dissimulés dans les recoins. Ces bruits étaient encore lointains, atténués, mais on pouvait déjà distinguer les mitrailleuses des chars, les missiles air-air, air-sol, sol-air et sol-sol des missiles antimissiles (il n’y avait pas d’étendues d’eau suffisamment grandes dans les environs). On aurait dit un vrai conflit, mais sans les destructions d’usage, pour l’instant du moins. Certains, craignant l’arrivée des bombes, s’installèrent des abris dans les égouts.

    C’est à ce moment que les bruits de la guerre furent couverts par un deuxième orage, plus assourdissant encore que le premier.

    En même temps que les éclairs aveuglants, apparut, en plus de l’odeur de cadavre persistante, un fumet de cochon grillé. Il ne pouvait pas provenir des barbecues de plein air, ce n’était pas la saison : toujours pas d’explication en vue.
    Dès les premières gouttes, tout le monde se précipita aux abris, par précaution. Ils n’eurent pas tort, car quelques minutes plus tard des grêlons gros comme des billes s’abattirent sur la ville, endommageant les toitures, les voitures et les sans abri.
    Naturellement, ces grêlons étaient rouges, mais les scientifiques n’eurent pas besoin d’analyses pour identifier ce qui était congelé à l’intérieur : des petits morceaux de chair. Chaque grêlon était une bille de glace au sang enrobant un morceau de chair congelée. Les gens, s’attendant à pire, ne furent pas trop effrayés (surtout les bouchers et les propriétaires de congélateur).
    La grêle de chair congelée ne dura pas et, bien que la pluie ensanglantée continuât, pas très intense mais sans interruption, les habitants sortirent de leurs trous. La glace fondit rapidement, libérant la chair, qui décongela à vue d’oeil. La plupart des morceaux furent dévorés par les oiseaux, les rats, les chats, les chiens, les pauvres qui ne pouvaient pas se payer un bon bifteck et les amateurs de goûts exotiques (les écolos s’abstinrent car ils avaient peur d’une chair non bio). Malheureusement, ce qui ne fut pas consommé ou mis au congélateur, car trop inaccessible, commença à pourrir sur place et une odeur de viande en putréfaction recouvrit la cité. Le pourrissement était accéléré par la chaleur étouffante et moite qui durait depuis quelques jours. Et les habitants, afin de pouvoir continuer à vivre normalement, nommèrent des agents chargés du nettoyage des rues ; ils avaient de la viande (pardon, du pain) sur la planche.

    Avant qu’ils ne puissent prêter attention aux bruits de guerre qui s’amplifiaient, les égouts débordèrent. Ils ne pouvaient plus évacuer toute l’eau rouge ; une mare infecte s’étendit dans les rues. Des flots immondes et bouillonnants sortaient de partout. Dans cette mélasse nauséabonde, se mêlaient le sang, l’eau, la chair pourrissante, les excréments des habitants non constipés par les événements, diverses ordures et quelques rats noyés. Cette fois, ils étaient vraiment dans la merde.
    Les pompiers, les nouveaux agents du nettoyage et les rares volontaires furent vite débordés ; ils avaient beau pomper, le niveau de "boue" ne baissait pas. La pluie continuait. De toute façon, ils ne savaient plus que faire des "matières" pompées car leurs citernes étaient pleines et ils ne pouvaient plus les vider dans les rivières avoisinantes : elles aussi débordaient de rouge. Ils ne pouvaient pas non plus aller vidanger plus loin, dans une région épargnée : toutes les routes étaient coupées.
    Deux heures plus tard, alors que le niveau atteignait par endroits un mètre, la pluie s’arrêta enfin, la mare de... se stabilisa. Les pompiers et consorts, philosophes, décidèrent d’attendre que le niveau baisse. Les citadins ne voulaient pas s’avouer vaincus et se rendirent quand même à leur travail (sauf ceux qui ne savaient pas nager). Ils pataugeaient dans la boue, glissaient sur des flaques de sang, se déplaçaient sur des pontons ou avec des barques improvisées. Il y eut quelques noyés (les premiers morts humains dus à ces phénomènes inexpliqués) mais la vie, avec l’habitude, reprit son cours. Après quelques aménagements (installation de diffuseurs de parfums un peu partout) et déménagements (monter les meubles au premier), les gens ne firent plus grand cas du bourbier dans lequel ils se trouvaient. D’autant que le niveau commençait à baisser.
    Voici quelques différences notoires (par rapport à "avant") que j’ai pu constater à ce moment :

    • des commerçants fermés, à cause de l’inondation de leur magasin ou d’un défaut d’approvisionnement.
    • des voleurs tirèrent parti du désordre relatif.
    • moins de bouchons automobiles et plus de piétons.
    • une augmentation des ventes des hautes bottes en caoutchouc qui servent habituellement aux pêcheurs.

    Durant deux jours, il n’y eut rien de nouveau, juste les bruits de guerre et de bottes qui s’amplifiaient lentement, et les cris, les râles qui continuaient. Il n’y avait plus de pluie, juste les odeurs de cadavre, de chair pourrie, de fosse septique, de cochon grillé, de rats décomposés et aussi les senteurs chimiques de divers produits déversés par une usine qui avait profité des pluies pour se débarrasser de quelques substances indésirables inrecyclables. Le maire s’est tu. Il n’avait pas de preuves formelles et l’entreprise en question employait cinq cents personnes.
    Durant ces deux jours de relative "accalmie", la secte des adorateurs du Dieu de la Pluie Rouge, pensant avoir été entendue, redoubla ses sacrifices animaux. Ils égorgèrent ainsi 3117 poulets industriels qui, de toute façon, seraient morts de faim. En effet, leurs aliments préfabriqués en Somalie s’étaient perdus dans une rivière rouge en crue. Ce surplus de sang ne fit pas tellement remonter le niveau de la nappe de... , car la proportion était trop... disproportionnée.
    Je ne sais pas si cette secte fut vraiment entendue, car s’il n’a plus plu rouge, le vacarme guerrier prit par contre possession de la ville et de véritables explosions eurent lieu en plein centre. Deux immeubles eurent un étage ravagé et une maison fut soufflée. Presque tous les occupants périrent carbonisés. Les secouristes pensèrent d’abord à des explosions dues à des ruptures de canalisations de gaz, mais les immeubles n’en étaient pas équipés. Chose curieuse, personne ne remarqua d’obus ni de missiles sol-sol ou air-sol (les missiles mer-sol étant improbables, vu l’absence d’étendues d’eau suffisantes dans les environs). Il n’y avait d’ailleurs pas non plus de traces d’explosifs, même artisanaux, sur les lieux.
    Le maire questionna une nouvelle fois l’armée, demandant si elle ne testait pas des destructeurs à ultrasons ou à ondes infra-atomiques invisibles : négatif, et d’après leurs services de renseignement, personne au monde ne contrôlait encore de telles armes.
    Alors là, militaires et habitués de la guerre à la télévision ou ailleurs furent babas : des bruits de champ de bataille sans bataille et des destructions sans engins de destruction, ça dépassait tous les films de science fiction ainsi que les guerres chirurgicales modernes, qui, bien que discrètes, utilisent toujours des engins et des soldats.
    Les habitants n’eurent pas tellement de temps pour réfléchir à la question. D’autres explosions suivirent : un immeuble s’écroula et deux incendies commencèrent. La population se rua dans le plus grand désordre aux abris ; il y eut de nombreux morts, entre les gens piétinés par les plus pressés et ceux qui périrent noyés dans les souterrains encore remplis d’eau. Finalement, seuls quelques abris étaient utilisables, les rats -très sensibles au bruit- s’y entassèrent avec une bonne partie des habitants.
    Ces réfugiés souterrains, bien que terrorisés, ne restèrent pas longtemps sous terre, pour de nombreuses raisons :

    • ils n’appréciaient pas énormément la compagnie forcée des rats.
    • ils étaient trop entassés et avaient du mal à respirer.
    • il n’y avait pas assez de vivres sains pour tout le monde.
    • ils étaient curieux de voir les explosions (ils avaient toujours apprécié les feux d’artifice).
    • ils avaient peur pour leurs biens et voulaient les surveiller de près.
    • le niveau remontait à cause des nombreuses ruptures de canalisations d’eau potable au sang.
    • ils ne supportaient pas de rester sans rien faire : sans travail, sans télévision, sans politique...
    • la promiscuité ne leur plaisait pas du tout, car elle mélangeait de force toutes les catégories sociales, et puis elle obligeait des gens qui s’ignorent habituellement à se parler.

    Au bout de cinq minutes, tout le monde est ressorti (sauf les rats), et les clochards qui avaient d’abord étés interdits d’abris ont dû y descendre de force. Les habitants, qui craignaient les vols, les y obligèrent en leur disant que c’était une bonne occasion pour un grand lavage. Tous ces sans abris périrent noyés et sales dans les souterrains.
    Les citadins se ruèrent vers leurs logements malgré les explosions et la boue. Beaucoup s’étalèrent dans la fange au milieu des porcs échappés de la porcherie voisine (à cause de leur précipitation et des débris, des cadavres qui jonchaient un sol déjà rendu glissant par le sang). Ca leur entrait dans la bouche, le nez , les oreilles et les yeux, mais ils purent se relever et retrouver leurs habitats respectifs malgré ce bain de sang forcé.
    Dans la hâte, personne ne remarqua que la plupart des arbres étaient morts, desséchés. Seuls quelques écolos attardés s’en émurent et entreprirent d’en planter d’autres dans de grands pots en béton, afin de les isoler de la boue toxique et puante.

    A ce stade, je commençais à avoir peur, je sortais moins ( j’avais des provisions pour tenir un moment), mais je voulais rester le plus longtemps possible. Je ne me sentais pas vraiment "concerné", "impliqué", j’avais l’impression d’être un observateur "extérieur", "neutre". Je sentais qu’il fallait que je reste pour tout voir, tout noter afin de le livrer plus tard à ceux qui voudraient savoir ce qui s’était passé exactement ici. Ces événements étaient violents mais, curieusement, je ne me sentais pas en danger.

    Je crois que c’est depuis le début des explosions inexpliquées que les comportements commencèrent à changer. Ils semblaient perdus, fous (remarquez, il y avait de quoi), affolés, mais ils ne songeaient pas à partir loin de toutes ses horreurs. Je voyais aussi qu’ils étaient plus maigres et perdaient leurs cheveux.

    Pour parer au manque crucial d’abris, un tour de rôle équitable fut instauré. Mais les plus riches s’achetèrent des places et il existait aussi des refuges non déclarés que certains se gardaient pour eux seuls.

    Pour tenter de calmer et de rassurer les esprits enfiévrés, le prêtre rassembla les croyants (il y en avait plus que d’habitude) dans son église. Il leur expliqua que Dieu leur avait envoyé cette épreuve inhabituelle afin d’éprouver leur foi, qu’il leur fallait prier davantage, accepter les événements et continuer à croire. Avant de pouvoir leur donner l’absolution d’usage, il fut interrompu par deux explosions dans le toit de l’église ; des débris tombèrent sur les fidèles, en tuant quelques-uns, et tout le monde sortit précipitamment.
    Après ça, il y eut moins de croyants, ce qui ne changea pas grand-chose, et le curé fut remplacé par un prêtre de la secte Rouge qui avait plus de succès grâce au spectacle des sacrifices en direct. Lors des grandes cérémonies, tout était retransmis à la télévision : il ne manquait que l’odeur des animaux égorgés pour l’occasion.
    Les averses et les explosions redoublèrent soudain d’intensité. Le sang des victimes se mêlait au sang de la pluie et de la boue des égouts. La chaleur augmentait encore ; on se serait cru dans un four, en train de cuire à petit feu comme un rôti. Par endroits, la boue, avec sa croûte de sang séché, ressemblait à une coulée de lave en fusion.
    Pour parer à la corruption et au manque de place, les habitants construisirent de nouveaux abris et certains durent abandonner à regret leur travail habituel. Les plus riches installèrent des climatiseurs dans leurs blockhaus de luxe, les autres avaient l’impression d’être en chambre chaude.
    Les nettoyeurs étaient débordés, ils n’avaient plus le temps de s’occuper des rues : les victimes à secourir s’entassaient au milieu des ruines fumantes.

    Le gouvernement commençait à être préoccupé par la situation mais ne savait que faire. Après maintes hésitations, il autorisa le régiment présent sur place à investir la ville, afin qu’il aide les habitants et contrôle les milices qui commençaient à se former. Ces militaires auraient bien voulu se servir de leurs armes, mais les explosions étant inexpliquées ; ils ne savaient pas encore sur qui riposter.
    Le gouvernement envoya aussi des journalistes et des scientifiques afin de couvrir l’événement. Par précaution, les scientifiques avaient revêtu des combinaisons étanches, car ils avaient peur d’une contagion. Afin de limiter les risques éventuels de contamination, des forces spéciales encerclèrent la ville et interdirent tout va-et-vient non autorisé. Les journalistes avaient été triés sur le volet et relatèrent les événements comme s’il s’agissait d’une banale expérience psychologique visant à tester les réactions d’une ville pendant une guerre moderne. Conformément à l’article 210-a-12 de leur contrat avec les autorités, ils ne dirent rien d’autre que ce qu’on leur avait dit de dire.
    Les scientifiques, eux, ne comprenaient rien et ne pouvaient rien faire, mais ils n’arrêtaient pas de fournir des explications rationnelles et de s’activer follement. Ils parlaient d’hallucinations, de virus de la folie, de Sida mental, d’extraterrestres vicelards... Ils faisaient des tas de mesures et notaient scrupuleusement tout ce qui se passait : nombre de morts, état sanitaire de la population, composition de la boue qui s’étalait partout, concentration du sang dans l’eau, nombre d’explosions par heure et par habitant, intensité sonore des hurlements...

    Le prêtre revint à la charge en prétendant cette fois que c’était plutôt le diable qui leur jouait des tours en leur fabricant cette sorte d’enfer et qu’il leur fallait prier un bon coup pour que Dieu chasse ces horreurs. Il fut chassé à coups de pavés (déchaussés de la voirie par la chaleur et l’humidité ambiante) et disparut dans les ténèbres des banlieues extérieures .

    L’armée fit son travail ; elle s’occupa du maintien de l’ordre et du secours des sinistrés divers avec l’aide de la police, des gendarmes, des milices, des pompiers, des employés nettoyeurs et des nombreux volontaires. Devant l’ampleur du désastre, les gens se serrèrent un peu les coudes, au moins les premiers jours.
    Les scientifiques et les journalistes, avec l’aide des militaires et des polices locales, installèrent des caméras et divers détecteurs à tous les coins de rue, car ils voulaient être informés de tout. Les scientifiques n’apprirent rien de plus, mais ce dispositif s’avéra très utile par la suite aux milices et assimilées.

    Le maire démissionna ; il était comme les égouts : débordé. Il parvenait tant bien que mal à gérer les chômeurs, les délits ordinaires et les quelques crimes. Mais là, c’était trop ; il n’était plus assez compétent. Son adjoint, qui voulait de l’avancement depuis longtemps, s’offrit de le remplacer ; il promit de tout nettoyer, de remettre de l’ordre afin que chacun puisse vivre comme avant. Il engagea de nouveaux nettoyeurs. Ils purent enfin évacuer tous les cadavres en les entassant dans la fosse de la décharge municipale. Il était temps car, avec la chaleur accablante, les macchabées se décomposaient très vite ; et les passants étaient gênés par ce spectacle visuel insupportable. L’odeur ne les incommodait pas trop, elle était couverte par les autres.

    Devant ce charnier insoutenable, les pacifistes locaux organisèrent une journée de fête avec manifestation le matin, marche pour la paix l’après- midi et concert pour la réconciliation entre les peuples le soir. Ils voulaient en cette occasion exprimer leur colère et dire non à cette guerre absurde, bien qu’ils ne sussent pas encore s’il existait un agresseur. Il y eut pas mal de badauds attirés par la foule, le bruit, la barbapapa, les merguez frites et les marchandes de glaces, mais ils ne firent rien de plus que le début de la manifestation, car le cortège fut à moitié enseveli par l’effondrement imprévu d’un immeuble de grand standing.
    Les pacifistes, les diplomates, les scientifiques, les militaires... étant impuissants, les habitants durent s’habituer à cette sorte de guerre non annoncée et incompréhensible.
    Ils se calfeutrèrent dans leurs appartements avec des sacs de sable, des couvertures, de vieux meubles. Quand ils devaient sortir, ils couraient pour rester le moins longtemps possible exposés dans les rues, ce qui leur permettait de faire encore moins attention à leurs semblables, pareillement pressés. Au bout d’un moment, cette "guerre" fit partie de leur vie, des risques normaux qu’on endure en râlant un peu, comparables à ceux que prend un automobiliste parisien se rendant sur la Côte, un 15 août, par la R.N. 7. Et ils retrouvèrent leurs activités habituelles, en les adaptant aux circonstances.

    Néanmoins, quelque chose avait changé dans leur vie : leurs loisirs. Comme ils avaient peur de mourir prochainement et subitement, ils voulaient en profiter un maximum, au cas où... Ils se jetaient donc frénétiquement sur les drogues et les plaisirs, licites et illicites. Le maire autorisa la réouverture des deux casinos et laissa se développer la prostitution. Entre les bombes et les incendies, tout le monde avait le feu aux fesses et le foyer conjugal, les amant(e)s, la télévision, le sexe virtuel, les revues, le Minitel ne suffisaient plus. Dans les blockhaus, il se créait des tas de cercles de jeux souterrains et clandestins ; les marchands d’alcool et de tabac firent fortune.
    Le maire, pour se faire bien voir et se débarrasser de quelques indésirables, fit arrêter plusieurs personnes qu’il présenta comme étant des terroristes co-responsables des destructions. Comme il était encore humain, il les enferma au fond de la prison au lieu de les offrir à la foule qui s’offrait de les lyncher en public, pour l’exemple.

    Malgré le marché noir et les passeurs qui traversaient la barrière des forces spéciales (en offrant quelques billets), les vivres commençaient à manquer ; c’était l’heure des restrictions. On pouvait voir des apprentis bouchers courir avec une hache après les porcs échappés de l’usine à viande afin de se constituer une réserve. Des gamins, apprentis adultes, tiraient à la fronde ou au 22 long-rifle sur les pigeons et les rats qu’ils revendaient à bon prix aux bouchers
    Mais, malgré tous ces efforts, les citadins maigrirent et commençaient à ressembler à des Africains en état de disette moyenne. Ils demandaient bien l’aide du gouvernement, mais, avec les lenteurs administratives et la grève des routiers... Ils espéraient aussi un secours humanitaire de la part des organisations non-gouvernementales mais ils n’eurent pas grand-chose parce que :

    • les donateurs, bien mal informés par les journalistes, croyaient à une simple expérience inhabituelle.
    • les explosions détruisaient une bonne part des quelques camions envoyés.
    • les donateurs, peu nombreux, étaient déjà occupés par la Somalie, les Kurdes, les Yougoslaves, les Roumains, les Ethiopiens, les Ruandais, les Afghans, les Brésiliens, Argentins, Chiliens, Tchadiens, Boliviens, Péruviens, Colombiens, Tibétains, Irlandais, Basques... enfin bref par tous les pays pauvres et (ou) en guerre, sans compter les orphelins, les femmes battues, les sidéens, les vieux, les chômeurs, les handicapés physiques et mentaux, le Téléthon, les alcooliques, les drogués, les prisonniers, les invalides de guerre...

    Les plus faibles moururent de faim. La décharge étant déjà pleine, les nettoyeurs jetèrent les morts dans la fosse qui sert d’ordinaire à détruire les excédents agricoles. Les cadavres ruisselant de sang s’entassèrent sur les fruits pourris.
    Les traits des malheureux citadins se creusaient, ils avaient les yeux noirs et étaient presque chauves. Ils se ridaient et se desséchaient sous l’effet de la chaleur et des gaz malsains qui s’échappaient de la mare de boue dans laquelle ils pataugeaient. A certains endroits, on aurait dit que les relents d’égout bouillaient. La ville ressemblait à la fois à un cimetière, à un champ de bataille et de ruines post-nucléaires, à un égout à ciel ouvert mêlé à de la lave en fusion, à un abattoir détruit par un ouragan et à un camp de concentration pour morts-vivants affamés.

    N’utilisant pas l’électrocution pour leurs sacrifices en série, ceux de la secte Rouge portaient des couteaux miniatures autour du cou, comme d’autres une croix.
    Cette mode fut suivie par le reste des habitants, mais avec des couteaux grandeur nature servant à égorger les animaux qu’ils rencontraient. A ce stade de la faim, même les animaux domestiques, ordinairement choyés et (ou) utilisés avec un minimum de douceur, furent dévorés. Tous y passèrent : chats, chiens, canaris, boas, poissons rouges... Seules les mygales d’appartement furent épargnées. Les gamins devenus adultes poursuivaient les survivants dans les ruelles. Les écolos, bien qu’affamés eux aussi, râlèrent un peu, car ils préféraient tuer sans violences inutiles.
    En fait, ces massacres étaient un peu superflus, car les gens manquaient surtout d’aliments énergétiques, de sucres, les protéines et les vitamines nécessaires étant déjà assurées par le sang présent en grande quantité dans l’eau de pluie et par les stocks de l’usine chimique.
    Les animaux du zoo, du cirque et les taureaux servant aux corridas furent sacrifiés aussi pour leur viande, et parce qu’il n’y avait plus grand-chose pour eux.

    Après ça, les gens n’étant toujours pas rassasiés, la situation devint critique. Il y eut bien quelques parachutages de boîtes de conserve de boudins blancs vitaminés, revendues très cher au marché noir, mais c’était insuffisant.
    Les gens étaient vraiment désappointés. Pour oublier, ils s’offrirent davantage d’émotions, d’évasions et ils essayèrent la roulette russe. Les drogues dures étaient partout. Une vraie mafia apparut, contrôlant tous les trafics : argent, drogue, sexe, armes, nourriture...
    Il y eut une nette augmentation des meurtres, viols et vols en tout genre ; la mafia exerçait la terreur d’usage et les citadins se défoulaient en réalisant tout ce qu’ils n’osent pas faire habituellement. Dans la confusion totale, chacun pouvait réaliser ses fantasmes et ses vengeances. Personne ne s’en privait.
    Peut-être aussi que le sang leur avait monté à la tête à force de boire de l’eau rouge ?
    Ce climat pesant faisait que tout le monde avait peur de tout le monde ; les serruriers et consorts firent fortune à force de rajouter des barreaux aux fenêtres et des systèmes de sécurité dans tous les coins.
    Le vent de folie touchait tout le monde. Armée, police, gendarmes et milices n’étaient pas épargnés ; ils usaient avec autorité de leurs armes pour s’enrichir aux dépens des faibles. Ils luttaient contre la mafia pour le contrôle du pouvoir, quand ils ne la rejoignaient pas.
    Même les scientifiques, malgré leurs combinaisons étanches et leur nourriture aseptisée étaient "contaminés" et participaient à ce délire orgiaque, ainsi que les "irréductibles" : ceux qui avaient fait installer des épurateurs à domiciles. L’eau au sang n’était donc pas le cause de cette folie collective. Néanmoins, je continuais de boire l’eau minérale que j’avais en stock.
    Même les travailleurs sans histoires quittèrent leurs postes, préférant le marché noir, plus lucratif. Seuls les adeptes de la secte Rouge s’interdisaient luxure et luttes de clans. Ils continuaient rigoureusement les sacrifices animaux avec des cafards, car il n’y avait plus rien de vivant à la taille au-dessus, à part les hommes.
    Partout, la pagaille régnait. Ni la mafia, ni les forces armées n’avaient réussi à l’emporter et à imposer son ordre propre, et le chaos social n’était plus loin, car les familles, qui sont pourtant le pilier granitique entouré de béton armé de la société, partaient en morceaux, éparpillées entre la luxure, la fosse commune et la lutte armée.
    Une augmentation des dénonciations et arrestations ne suffisait plus à ramener un seul semblant de calme.

    Le maire, jugé trop mou par une population avide d’une poigne de fer pour ramener l’ordre d’une main ferme, fut destitué.

    La mafia et "les armées" en décomposition se disputèrent sa place. Mais c’est finalement le grand chef de la secte Rouge, plébiscité par le peuple pour son sérieux et ses promesses d’épuration, qui l’emporta. J’appris par la suite qu’il avait conclu un pacte avec la mafia et "les armées", stipulant qu’il les laissait libres dans leurs secteurs, à condition qu’elles agissent très discrètement et qu’il soit intéressé aux recettes de toutes les activités illicites.
    Dans ses discours, il parlait de race pure, de Dieu en colère à causes de races impures, de restructuration radicale... il fut applaudi par une foule en liesse, ravie d’élire quelqu’un ayant des solutions à tous les problèmes et leur promettant : Ordre, Progrès et Bonheur.
    Par référence à son habit rouge sang et aux sacrifices animaux, il se fit appeler : le Grand Guide Rouge.

    Il commença par sacrifier les personnes arrêtées par le maire précédent (c’est quand même mieux que les cafards) pour bien montrer sa détermination. Il installa ensuite des potences à tous les coins de rue. Pour satisfaire ses "gens" il autorisa la pendaison (après procès populaire) de tous les présumés terroristes ou autres personnages dangereux. Les citadins étouffaient de joie et ne se privèrent pas d’exercer leur droit de pendre. Avant d’aller plus loin et de réaliser la plupart de ses promesses électorales, il organisa un grand référendum du "oui à une ville pure" afin d’asseoir son autorité et ses projets. Il avait expliqué que si Dieu était en colère et leur envoyait ces épreuves inhabituelles, c’était à cause de catégories sociales ou raciales, sales et impures, qui l’indisposaient. Il se proposait donc maintenant de les éliminer purement et simplement. Tout le monde se précipita pour voter oui à ce référendum, chacun croyant appartenir à la catégorie dite pure.
    Je pus voir des vieux en fauteuil roulant, des estropiés, des malades se traîner dans les flaques de boue sanglante afin d’apporter leur acceptation volontaire.
    En votant oui, les gens espéraient retrouver une ville stable et rangée, propice à la réalisation de leurs désirs. Ils voulaient l’ORDRE, car dans un chaos ininterrompu et total, ils n’avaient pas le temps de jouir de leurs vies de façon vraiment satisfaisante (même s’ils avaient la compensation de pouvoir faire les choses qu’ils n’osaient pas faire en temps normal).

    Ils l’eurent.

    Avant le règne du Grand Guide Rouge, tout se vendait dans la rue : viande, sang, enfants, organes... Maintenant tout est organisé, contrôlé, et se déroule dans des locaux spécialisés.

    Dans le cadre de la grande réorganisation, le Grand Guide Rouge fit sacrifier les fous, les vieux de l’hospice, les handicapés graves et les sidéens déclarés, car ils demandaient trop de soins.
    Il désigna ensuite les catégories impures : les sous-hommes. Il y eut d’abord : les clochards (il en restait peu), les drogués, les homosexuel(le)s, les suicidaires (sauf ceux qui s’engageaient dans les forces spéciales), les sorcières, les gitans et les séropositifs. Il désigna aussi tous les opposants à son programme car, disait-il : "ils s’opposent à la volonté de Dieu qui a placé dans ma main le couteau purificateur". Pour finir, il s’en prit aux Noirs, Jaunes et Maghrébins ainsi qu’aux Juifs, Chrétiens et Islamistes (en France, il existe peu d’adeptes des religions orientales). "La race pure doit être Rouge et Blanche, et la seule religion officielle acceptable est le culte du Dieu de la pluie rouge et de son représentant : moi même."
    A la fin, seuls les ressortissant avérés de la race Rouge et Blanche l’applaudissaient encore à tout rompre.

    Toutes ces catégories impures furent d’abord utilisées pour les travaux pénibles, tandis que les Rouges et Blancs occupaient tout les postes importants : directeurs, petits guides rouges, gradés, instituteurs, juges...
    Ensuite, les impurs (surtout ceux qui n’étaient pas, ou plus, aptes au travail) eurent le grand honneur de servir aux prélèvements d’organes et de sang. "C’est leur âme et leur cerveau qui sont pervertis, mais leur corps peut encore nous servir" disait le Grand Guide Rouge. Le sang d’impurs servait aux transfusions (les explosions causaient de nombreux blessés) et fut aussi consommé comme boisson afin d’augmenter la pigmentation rouge de la peau des élus purs. "Leur sang est rouge : buvons-le, c’est un cadeau du ciel pour nous purifier et nous rougifier" vociférait le Grand Guide Rouge. Les scientifiques étaient ravis d’utiliser enfin leurs compétences pour les transferts d’organes sur des Rouges et Blancs endommagés.
    Une fois les organes et le sang nécessaires prélevés, les impurs encore vivants étaient achevés par les militaires, ravis d’utiliser en cette occasion leurs mitrailleuses lourdes. Les adeptes purs et durs de la secte Rouge auraient préféré égorger chaque impur au couteau mais, vu le nombre, c’eût été trop long.
    Comme la faim sévissait toujours, les Rouges et Blancs mangèrent quelques inférieurs grillés au feu de bois. Mais une fois l’usine à viande remise en route, les cadavres d’impurs furent plutôt utilisés pour engraisser les porcs, après avoir été réduits en bouillie à l’usine de concassage de gravier, qui n’était plus approvisionnée, et mélangés avec de l’eau rouge coagulée. A ce stade, j’aurais bien voulu me tirer de cet enfer, mais malheureusement, je voyais avec mes jumelles que les forces spéciales encerclaient toujours la ville. J’attendais un moment plus propice.

    La chasse aux impurs fut de courte durée. Grâce au zèle de la population Rouge et Blanche et au système de télésurveillance installé auparavant, ils furent très vite tous repérés. Certains impurs s’enduisaient de sang ou de peinture rouge afin d’échapper aux rafles, mais comme tout le monde se connaissait ils étaient vite dénoncés. Surtout qu’il existait une prime pour chaque capture.
    Presque tous les inférieurs (sauf ceux qui avaient réussi par leur zèle et leur métamorphose physique à s’intégrer aux Rouges et Blancs) étaient parqués dans la prison, le stade municipal et les camps de purification ethnique. Seuls les opposants étaient enfermés à l’hôpital psychiatrique. Les dénonciations arrachées de force étaient donc devenues inutiles mais les R. et B. continuaient de torturer, par plaisir pur.
    Un volant suffisant d’impurs fut conservé en bonne santé physique pour les travaux difficiles et la réserve d’organes et de sang frais. le reste fut massacré par les militaires et les petits guides rouges. Sur le terrain de football, un remake des jeux de cirque fut organisé afin de distraire les foules par un reality show unique et peu banal.

    Bien que la ville comptât peu d’immigrés de couleur, après ces épurations massives, il ne restait plus grand monde de valide, d’autant que les explosions tuaient et mutilaient sans répit.
    Pour reconstituer rapidement les stocks humains et développer la race pure, le G.G.R. mit en place une banque de spermes et d’ovules. En plus de leur devoir conjugal obligatoire, les R. et B. devaient périodiquement faire don de leurs gamètes. Cette banque alimentait une usine automatisée qui produisait des foetus en série dans des cultures de tissus vivants baignant dans le sang extrait de la pluie. Suivait une couveuse accélérée qui permettait environ 3000 naissances tous les 4 mois. Ce sont les scientifiques envoyés par le gouvernement qui installèrent ce complexe de natalité. Il y eut du rebut, surtout au début, mais l’ensemble fonctionna plutôt bien.
    Les bébés devaient être parfaits, bien rouges, sans tares, génétiquement et physiologiquement sains. De nombreux tests étaient effectués avant la naissance, et au moindre défaut de fabrication, les prêtres techniciens ordonnaient l’interruption de grossesse (pour une femme) ou le retrait des chaînes de croissances (pour les produits de l’usine à naissances). Tous ces rebuts étaient efficacement recyclés. Par la suite, les gamètes furent sélectionnés génétiquement et les ratés diminuèrent.
    Dès que possible, les bébés étaient nourris au sang et aux légumes rouges afin qu’ils acquissent le bon teint des R. et B.. Ensuite, à l’école du Grand Guide, on leur enseignait tout ce qu’ils devaient savoir sur la société parfaite où ils s’intégreraient tout naturellement plus tard, en tant que membres de la race supérieure. Dès qu’ils étaient en âge de tenir une arme de gros calibre, ils apprenaient à massacrer les races inférieures durant des stages à l’armée du Guide Rouge. Parallèlement, ils suivaient constamment des cours religieux afin de leur expliquer que Dieu était en colère à cause des races inférieures et qu’ils devaient ramener l’ordre en les massacrant et en s’imposant en maîtres absolus des épargnés.
    Les professeurs d’éducation civique leur apprenaient aussi l’hymne de la nation Guide dont voici un extrait : "Aux armes, citoyens... qu’un sang impur abreuve nos sillons..." Les joyeux bambins marchaient au pas et en chantant, en rangs serrés derrière le drapeau Rouge Blanc Bleu, le bleu correspondant à la couleur du sang dans les veines, symbole de la vitalité de la nation. Ils devaient d’ailleurs défiler trois fois par an (en juillet, mai et novembre) devant le G.G.R. en lui baisant les pieds. En ces trois occasions ils assistaient aux jeux du cirque depuis les tribunes d’honneur. C’était mieux qu’à la télé !

    J’en avais vraiment assez. Mon stock d’eau minérale était terminé. J’étais décidé à partir coûte que coûte ; Je comptais sur mon teint rosé, dû à ma grande consommation de carottes, de betteraves rouges et de jus de raisin, pour passer inaperçu et me faufiler hors de cette ville pourrie jusqu’aux fondations.

    Cette réorganisation radicale était parvenue à son but : ce système, soutenu par une armée de fer et par une justice sommaire mais efficace, avait ramené l’ordre. Le problème, c’est que le G.G.R. et ses fidèles citoyens n’avaient toujours pas supprimé les phénomènes anormaux et inexpliqués. Ce n’était pourtant pas si grave, les R. et B. s’y étant parfaitement habitués, cela faisait partie intégrante de leur vie. Et puis ils se dirent qu’ils devaient partir à la conquête de la planète, afin de convertir de force le monde entier et de satisfaire ainsi leur Dieu.

    Il pleuvait maintenant du sang pur, sans eau. Et le ciel était déchiré par des bruits d’avions de combat ; le sol tremblait comme si une batterie de missiles thermonucléaires était mise à feu.

    HOURRA ! MIRACLE ! Les forces spéciales n’entouraient plus la ville : elles étaient parties ! Je pouvais filer. J’avais pris juste un sac pour faire discret ; j’y bourrais le plus utile et je m’élançais dans l’escalier. En descendant, je croisais trois miliciens du Guide qui montaient avec leurs yeux rouges injectés de sang. Arrivé en bas, je les entendis sonner à mon étage ! La sonnette fut interrompue par une déflagration qui détruisit tout le haut de l’immeuble. je profitais de la confusion pour me glisser entre les miliciens de base qui gardaient la sortie. Je savais qu’ils avaient obligatoirement sonné chez moi car le voisin d’en face s’était noyé. Je ne suis pas resté pour savoir ce qu’ils me voulaient ni pour m’inquiéter de l’état de mon appartement. J’espérais qu’on me croirait mort dans cette explosion et l’incendie qui suivit.

    Lentement, discrètement, je parvins à sortir de la ville sans encombre. J’étais soulagé de me tirer de là, comment avais-je pu supporter ces horreurs si longtemps !? De toute façon, si je les avais dénoncées publiquement, je serais mort à l’heure qu’il est, ou dans un hôpital avec un rein et deux yeux en moins, attendant un receveur R. et B. pour mon coeur ;
    Comme je m’approchais d’une autre ville, plus petite, je vis qu’elle était recouverte de fumées noirâtres. Le vent me permit d’entendre des bruits sourds et affreux et de sentir la même odeur de mort.
    Eh oui ! J’eus la stupeur et l’horreur de me rendre compte que la planète entière était "contaminée", à des stades différents.
    Tout le monde était converti au culte du Dieu de la pluie rouge. L’armée du G.G.R. devait être déçue de ne plus avoir de pays à conquérir, de peuples entiers à massacrer. D’autres R. et B. s’en étaient déjà chargés.

    Je ne savais plus du tout où aller. Je me sentais complètement perdu, SEUL, en sursis, comme un condamné sous une guillotine. J’errais dans la campagne, en évitant les villages et les champs brûlés par cette guerre sans nom et sans visage, par ce monstre tentaculaire, comparable à l’hydre, avec des têtes Rouges et Blanches partout.
    J’appris par ma mini-radio qu’une des premières villes touchées par les "phénomènes" était la mienne, et que le gouvernement, effrayé et désemparé, avait songé à tout détruire avec quelques bombes atomiques. Le nettoyage aurait été efficace, et depuis Hiroshima et Nagasaki peu d’essais réels ont été effectués pour tester les nouveaux modèles. Mais c’était impossible, des tas de cas s’étaient déclarés partout ailleurs et le gouvernement fut d’ailleurs "contaminé" assez rapidement.
    Maintenant, il existe une coordination des G.G.R. avec pour chef : le Guide Suprême, élu au suffrage universel par l’élite des R. et B..
    Il se met en place une fédération mondiale nommée Fédération Démocratique Pour une Société Pure et Stable (F.D.P.S.P.S.) visant à la paix entre tous les peuples R. et B. et à leur prospérité. Mais malgré tout, une guerre locale s’est déclarée entre frères de sang, car une des parties trouve l’autre trop claire et cette autre trouve la première trop foncée. Cette guerre n’a pas duré ; ils se sont réconciliés pour exterminer un groupe terroriste impur qui pose des bombes partout.

    Je me demandais ce que j’allais pouvoir faire de ce manuscrit. Impossible d’utiliser les voies officielles, on le brûlerait, et moi avec, non sans m’avoir préalablement fait subir un lavage de cerveau en H.P. (c’est la coutume pour tous les "opposants"). De toute façon, dans n’importe quelle ville, je serais aussitôt repéré, car j’ai la peau beaucoup moins rouge. En plus, je ne possède pas la nouvelle carte d’identité estampillée R.B.B. (Rouge Blanc Bleu). Pour avoir droit à cette carte, il faut avoir entre autres égorgé, devant témoins sûrs, au moins un exemplaire de la race "impure".
    Pour eux j’étais un dissident, un non-intégré volontaire, ils ne me laisseraient pas survivre. Je ne savais que faire. Soit je m’intégrais bon gré mal gré, soit des milices me trucideraient un jour ou l’autre. Le monde entier en était au même stade de folie meurtrière ; aucun endroit n’était épargné.
    J’étais désespéré, angoissé, au bord du suicide.

    Alors que je sanglotais de rage impuissante, j’ai pu entendre à la radio que les phénomènes avaient cessé. Miracle ! Partout, au même instant, tout s’était arrêté subitement.
    C’était déjà ça.

    Les R. et B. étaient en liesse ; ils pensaient que leur Dieu était enfin satisfait de leur travail d’épuration acharné et systématique. Pour le remercier et donner libre cours à leur joie, ils égorgèrent quelques milliers d’impurs. La Fédération fit de cette journée une fête mondiale culturelle et religieuse nommée : liesses de sang.
    Je me suis dit que ce devait plutôt être le Diable (si tant est qu’il existe) qui était la source de tous ces phénomènes anormaux et qu’il les avait stoppés. Il pouvait être satisfait : la planète entière était un enfer.
    Après quelques jours d’orgies purificatrices, les gens se calmèrent. Après quelques mois, ils étaient devenus plus tolérants. Ils ne massacraient et exploitaient les impurs qu’en cas de besoin.

    J’avais miraculeusement échappé aux milices. Dans un coin désert, au fin fond de la campagne, j’ai rencontré un jour des non-intégrés volontaires qui n’avaient besoin d’aucun guide pour savoir ce qu’ils avaient à faire. Je fus accepté dans cette communauté qui était d’accord pour publier mon texte, avec le peu de moyens que la fédération lui laissait. Je me sentais revivre. Cette communauté s’était faite discrète durant les sommets du vent de folie, et avait pu survivre ; à présent, elle est à peu près tolérée, mais doit subir des persécutions sournoises.

    Voilà, mon récit s’achève. Tout est rentré dans l’ordre. Les R. et B. se sont calmés et les phénomènes inexpliqués ont cessé : pluie de sang, grêle de chair congelée, odeurs de cadavres, de cochon grillé et de produits chimiques périmés, explosions diverses, bruits de guerre, cris de torturés et d’animaux égorgés, chaleur de four crématoire...
    Tout est terminé. Les égouts ont retrouvé leur niveau normal et les rues commencent à sécher. Les balayeurs municipaux nettoient quelques flaques noirâtres.

    A présent, tout est à peu près calme dans la Fédération Démocratique Pour une Société Pure et Stable et les survivants peuvent continuer de vivre... comme avant.

    par David Myriam

     

    NOUVEL ORDRE MONDIAL (NOM), TOUR DE BABEL OU GLOBALISATION

    Ainsi, le Nouvel Ordre Mondial est une "américanisation" du monde et une véritable transition de l'humanité. Vers la mondialisation et sa déréglementation économique, social, psychologique, culturelle... Dans ce chaos, les États-Unis serait la «Nouvelle Atlantide»... Ancrée dans une utopie, qu'on pourrait résumer par la phrase: «e pluribus unum»: de la multitude des nations l'Unité.



    Le Nouvel Ordre Mondial est une organisation pyramidale très ancienne. Cette organisation est très liée à la philosophie raciste du Nazisme. L' idée de réduction massive de la population par la guerre, la famine, la maladie, le Sida (une arme biogénétique)... mais aussi avec l'Eugénisme, la Stérilisation, l'Euthanasie de patients avec des troubles mentaux... jadis pratiquer par des psychiatres comme Kallman, Mengele... de l'institut Rockefeller-Rudin durant la deuxième guerre mondiale. Loin d'être clos, de nos jours, au niveau de la science génétique, des grands laboratoires demandent actuellement un assouplissement « des règles éthiques »... En plus de ce lien avec le Nazisme, le Nouvel Ordre Mondial tenterait de réaliser certaines prophéties bibliques: une langue unique relative à la tour de Babel, l'antéchrist, la marque de la bête, Babylone... pour dominer le monde. Mais aussi pour l'avènement d'une fausse « religion », de type astro-théologique, mais qui serait en réalité une idéologie sataniste. Celle-ci, additionnée à un gouvernement mondial, une loi mondiale, une justice mondiale, une éducation mondiale, une police mondiale... De même, cette configuration aurait pour but de détruire toutes formes de spiritualité et d'unité, dont l'Islam pourrait être le symbole... Ainsi, le Nouvel Ordre Mondial est une " américanisation " du monde et une véritable transition de l'humanité. Vers la mondialisation et sa déréglementation économique, social, psychologique, culturelle... Dans ce chaos, les États-Unis serait la « Nouvelle Atlantide »... Ancrée dans une utopie, qu'on pourrait résumer par la phrase: « e pluribus unum »: de la multitude des nations l'Unité. En fait, ce système serait le résultat d'un « Conflit Dialectique » qui oppose la « thèse » (le capitalisme des Etats-Unis) et « l'antithèse » (le communisme) qui s'additionnent aujourd'hui pour donner la « Synthèse » (le Nouvel Ordre Mondial). Détournant notre regard de la réalité avec une multitude de masques, de couvertures différentes qui cachent le même visage, en réalité, nous serions en face d'une multitude de conspiration. Ou des personnes, une minorité, des entités, une élite, des groupes occultes manipulés (par quelque chose qui nous dépassent tous) ou non: illuminati, franc-maçon, druide... complotent « quelque chose » en secret. Cela, en faveur du Nouvel Ordre Mondial, dont-ils seraient les planificateurs. On les assimilent souvent à un syndicat du crime, une association de banquiers qui aurait planifié l'histoire du monde: Révolution, guerre mondiale, chute du mur de Berlin, crise... Ceux là, se revendiqueraient même comme des « Rois » ou des « demi-dieux »... On incrimine aussi les services secrets (CIA...), les multinationales, les lobbies militaires, industriels... En outre, depuis 1833, des familles aristocratiques contrôlent belle et bien la Terre: Rockefeller (Standard Oil corp aujourd'hui Exxon), Harriman (chemin de fer), Weyerhaeuser, Sloane, Pillsbury, Davison, Payne, Gilman, Taft, Stimsom, Perkins, Whitney, Bundy, Lord, Heinz, Bush... Dans les cerveaux du Nouvel Ordre Mondial, on trouvent: le CFR, la Fondation Ditchley, le groupe Bilderberg, le Skull & Bones, le Bohemian Club, le Vatican et l'ordre des Jésuites, le PNAC, la commission trilatérale, l'ONU et son bras armé l'OTAN: le gouvernement mondial mit en place par la Fondation Rockefeller. Tous ces groupes détiennent la presse, l'information, l'éducation, les banques, le pétrole, les armes de destruction massive... Ainsi, la politique actuelle ne serait que mensonge et démagogie. Avec des médias qui minimisent quotidiennement la vrai cause des conflits en parlant de guerre ethnique, religieuse, révolution... Dans cette illusion optique, ceux qui contestent les vérités officielles sont considérés comme des conspirationnistes, des anti-américains , des anti-sémites... Par rapport au Vatican et l'ordre des Jésuites: fondé en 1541 par Ignace de Loyola, on leur doit « l'Inquisition »: responsable de meurtre, torture, guerre, génocide... de millions d'innocents pour hérésie. Cela ferait peut être des Jésuites, les véritables « contrôleurs spirituels » du NOM, en accord avec un prochain conflit mondial entre l'Amérique, le Moyen-Orient et Israël, en hypothèse... Au sujet du groupe Bilderberg, depuis 1954, une réunion secrète est tenue chaque année avec environ 200 personnes du monde entier, l'élite du système financier, économie, industrie, politique, média, scientifique, universitaire... Aucune information (sujet abordé...) n'est donné au public. Cela, toujours une semaine avant la réunion du G8. Ou est la démocratie ?

    Dans le monde, le NOM ( Nouvel Ordre Mondial) contrôlerait la planète et les nations avec l'argent (devise, émission de monnaie...) avec les banques privées, conduisant à la privation des biens des personnes par l'inflation et la déflation. Ainsi, le NOM planifie: un déséquilibre, une rareté, une violence, une gratuité brisée... de manière structurelle (organisée) alors que nous vivons sur une planète d'abondance ou le bonheur commun est théoriquement possible. Malgré cela, les ressources (minerai, hydrocarbure, gaz...), les richesses, les hommes (centraliser en ville)... sont désormais captées pour des intèrets privées. On le voit au niveau géopolitique avec la mainmise des approvisionnement en pétrole (mer caspienne...) des Etats-Unis. Toujours sur ce NOM, citons ses principaux piliers: le travail, le néo-libéralisme, l'argent, l'armée, le matérialisme, l'ultra-sécurité... Sur le point de la sécurité, il s'agit d'instaurer une « loi martiale » sur toute la planète (surveillance, flicage...). Dans le livre 1984 de George Orwell, l'auteur évoque la menace et l'illusion d'une guerre sans fin (guerre contre le terrorisme), afin de justifier un contrôle social en augmentation, ainsi qu'une répression de l'état. Dans cette logique de contrôle, il y a aussi la NSA et ses sattelites (Mercury, Mentor, Trompet), qui interceptent et filtrent les communications radioélectriques (radio, télévision, téléphone mobile, micro-onde...). Celle-ci est même spécialisée en informatique et en cryptologie... avec des ordinateurs dotés d'Intelligence Artificielle, des satellites espions, des systèmes d'écoute planétaire, le réseau Echelon... Et bientôt, les puces électroniques (microchip) connectées à un super ordinateur. Encore dans cette idée de pénalisation social, à l'inverse, une dépénalisation économique se profile, et profitera beaucoup à l'élite. Au niveau international, un système sophistiqué de pillage a forcé plus de 90 pays à accepter des programmes d'« ajustement structurel » (des prêts du FMI) depuis les années 1980, ayant la conséquence d'élargir la différence entre riches et pauvres. De plus, le « carré » dominant de l'OMC (les Etats-Unis, l'Europe, le Canada et le Japon), et le triumvirat américain (La Banque Mondiale, le FMI et le Trésor U.S.) prennent en otage les pays en voie de développement. Car ceux là, ont une dette irremboursable qui les forcent à payer des millions aux occidentaux chaque jour. Le résultat, c'est qu'une élite contrôle 80% de la richesse mondiale. Pour finir, la clé de la démocratie serait dans le contrôle de la monnaie (l'argent) par la population, pas par une élite, car dans ce cas, nous serions tous des esclaves. Ensuite, que soutien le NOM? Eh bien, celui-ci exerce un soutien stratégique à Israël et au sionisme, à l'athéisme, aux religions dérivées du Christianisme, aux multinationales, aux thèses officielles du 11 Septembre 2001, au nucléaire, aux organismes officiels (Associations subventionnées), aux riches et aux puissants, à la police et aux services secrets, à la télévision, à la presse et aux grands médias, à la concurrence et à la sélection, à l'industrie pétrochimique et pharmaceutique, aux OGM et aux Biotechnologies, à l'individualisme, au sport professionnel, à la force et à l'action, au droit d'ingérence (humanitaire), aux lois anti-terroristes. En dernier lieu, on peut maintenant aborder les symboles les plus marquant de cette nouvelle vision du monde qu'est le NOM, on trouvent: la chouette du Bohemian Club, l'œil : tiré de la mythologie égyptienne qui représenterait l'œil d'Horus, qui serait celui de Lucifer, décrit parfois comme un œil reptilien de Satan. Mais aussi comme l'œil du Dajjal « l'antéchrist » selon les Hadith. Il y a aussi la pyramide (à la pointe l'élite illuminée et la base fait de brique identique, le peuple), le triangle équilatéral, le chiffre 3, le 666, l'aigle américain (qui serait en réalité le phénix qui renaît toujours de ces cendres). Il ne faut pas sous estimer la puissance des symboles (film, TV...), car ils peuvent agir comme un véritable « coup d'état » dans l'inconscient humain...



    Sources : alterinfo "http://www.alterinfo.net/"




    LES ORGANISATIONS DES "Maitres du Monde":

    Les Illuminati sont une “élite dans l’élite”. C’est la plus ancienne et la plus secrète des organisations des “Maîtres du Monde”. La plupart de ces organisations ont un siège social et des membres dont on connaît l’identité. Mais les membres des Illuminati ne sont pas connus de manière certaine, même si certains noms circulent avec insistance. Il s’agit de grandes familles capitalistes ou issues de la noblesse, comme par exemple les Rothschild, les Harriman, les Russel, les Dupont, les Windsor, ou les Rockefeller (notamment l’incontournable David Rockefeller, également co-fondateur du Groupe de Bilderberg et du CFR).

    Les Illuminati existent sous leur forme actuelle depuis 1776, date de fondation de l’Ordre des Illuminati en Bavière par Adam Weishaupt, un ancien Jésuite. A cette époque, leur projet était de changer radicalement le monde, en anéantissant le pouvoir des régimes monarchiques qui, à cette époque, entravaient le progrès de la société et des idées. La Révolution Française et la fondation des Etats-Unis auraient été des résultats de leur stratégie. Pour les Illuminati, la démocratie politique était un moyen et non une fin en soi. Selon eux, le peuple est par nature ignorant, stupide, et potentiellement violent. Le monde doit donc être gouverné par une élite éclairée.

    Ses objectifs: monnaie unique, gouvernement unique mondial qui contrôlera tout (Ils éliminent tout ce qui l'empêche d' atteindre ses buts sataniques et ses intérêts égoïstes)

    illuminati, Francs-Macons, Sociétés Secrètes (SS), Skull and Bones, Les Maitres du Monde, occultisme satanisme, Nouvel Ordre Mondial, conspiration, complot, CIA, esoterisme


    Reportage diffusé par un média marchand. A regarder avec prudence, beaucoup de vérités, mais aussi quelques fondamentaux ésotériques volontairement occultés...




       

    Les illuminatis:

    Les Illuminatis sont une société secrète luciférienne. Ils sont Juifs, chrétiens, francs-maçons mais reconvertis à leur religion. Ils contrôlent le gouvernement US depuis sa création et le "great seal" avec d'autres familles secrètes. Ils croient au diable, le diable c'est Georges Washington, le fondateur des USA, sa statue ayant la même posture que le diable.
    Les Illuminatis n'ont aucune pitié et ne respecte en aucun cas la dignité humaine ni le peuple américain.
    Le WTC, un attentat ? Un bé-né-fice...





    Voici le symbole principal des Illuminatis, il se trouve au dos du billet de 1$, il s'agit d'une pyramide dont le sommet au 33ème degré de la pyramide (l'élite) est détaché du reste (le peuple) avec un oeil illuminé (le savoir, illumination) il domine le bas de la structure (le peuple "ignorant" et aveugle).




    Les écritures en latin disent :

    ANUIT COEPTIS = nous triompherons
    NOVUS ORDO SECLORUM = nouvel ordre séculaire = nouvel ordre mondial.

    En bas de la pyramide se trouvent les chiffres romains "MDCCLXXVI", ce qui signifie "1776". Cette année symbolise :

    - Création du ” Grand Sceau ” des Etats-Unis.
    - Année de fondation de la secte des Illuminati, le 1er Mai.
    - Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis le 4 juillet suivant.



    13 étoiles se trouvent au dessus de l'aigle (au dos du billet)
    La propagande nous raconte que ce chiffre 13 représente les 13 états qui constituaient alors le début des Etats-Unis d’Amérique: New-York, New Hampshire, Connecticut, Maryland, Rhode Island, Pennsylvannie, Massachussets, New Jersey, Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Delaware, Géorgie. Mais ce n’est que la version officielle que l’on apprend aux enfants aux USA.




    Le prolongement de la pyramide donne une étoile de David. Si on reproduit l'étoile de David sur le côté du billet où se trouve la pyramide, on constate que chaque côtés de l’étoile (qui est la marque hindou de Vishnou) pointent une lettre :
    A S N O M = M A S O N = Franc-Maçon (en anglais), ce qui est une preuve de l’implication des maçons. On les appelle les francs-maçons, en rapport avec la construction du temple de Salomon, qui est la base dans la franc-maçonnerie. Ils sont aussi les maçons pour être les grands bâtisseurs de cathédrales, toutes les cathédrales ont été construites par les ancêtres des francs-maçons, qui sont en fait les chevaliers du temple de Salomon, l’ordre des templiers.



    "MDCCLXXVI"=1776 mais en enlevant le "M" ainsi que toute les lettres en double (C et X) on obtient "DCLXVI"=666, il s'agit du nombre de la "bête", "devil" le diable

    Vous voulez un monde meilleur ? Achetez un drapeau américain, affichez en le reversant à l'envers. Ca les énerve au plus au point.



    August 25

    Ange de l Apocalypse 10: 5,6.

    Citation:
    Bigfoot: Ici chuck norris n est qu un acteur du film, sa photo nous rappelle la présence de l ange de l Apocalypse10: 5, 6. Avec sa main droite levée vers le ciel et notre petit rouleau.









    Dans ce numéro :* Pourquoi Dieu permet-il la méchanceté ?* Pourquoi la méchanceté persiste?...:http://www.watchtower.org/f/20070915/article_02.htm